CHAPITRE VU
ments d'Espagnols Rt d'Italiens. Mais toujours point d'argent; aux instances d'Alarcon* le pape et les cardinaux répondaient qu'ils lot prêts km rendra aux Allemands. A leur tour, tel espagnols étaient sur le point de se révolter,
Lannoy» épuisé autant par les tracas d'une situation embrouilla' qnr par la maladie, mourut le 13 septembre (h Les négociations entamées pour la mise en liberté de Clément VII n'avançaient pas. tard ne semblait plus régner entre le prince et le marquis du Gu&st, que l'infanterie espagnole réelamait comme chef; enfin, Philibert s récemment une déception à laquelle il ne dut
pas i'tre insensible (â),
M ivons vu que. le 22 juillet, il avait demanda i I empereur ientdu duché de Milan et le titre de capitaine général, et que ces dernières fonctions avaient été accordées au due de Ferrure, En ce qui concerne le gouvernement du Milanais, Charlestjuint en avait fait don à Antoine de Leyva, sous prétexte que le connétable l'y avait commis de son vivant et que les progrès d'Odet de Foix, comte de Lautrec, avaient nécessité cette mesure Selon son habitude il rassurait de toute sa bienveillance et rinvitaii i persévérer dans son dévouement à sa cause (S).
Ces assurances n'avaient jamais fait défaut a Philibert, qui avait, à bon droit, conscience de ses services; seulement aux bonnes paroles il eut préféré dea actes. Mais IVmpercur commençait rëeU if i l'ippréctar; il le lui prouva en le mettant désormais au lot de la situation politique. C'est ainsi que, par une lettre crile à p«;u pies dans le m*vme temps, il l'informait des tentatives de rapprochement qui avaient eu Heu entre lui et François I". II ne lin lit pas qu'il n'avait aucune confiance en son rivaK
qu'il i f rien de ses intrigues avec l'Angleterre, que la pro-
longation lie la guerre était inévitable, et que, quant à lui, il était résolu à aller jusqu'au bout, 11 lui faisait part de la perte de Gènes.
e Home publiée* par Gàyakgos, p, 4*2, — CVst h lort que Eli L VII, p, 57j que Lannoy tuourul au tommeaouaÊÊii dv
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empereur à Philibert, du 19 août. Pièces justificatives, il* 76; .pénales à Vienne, P A lu royaume 4
Brin 'i'Ktat, reg 81, fot.
138 PHILIBERT DE GHALON
imminente, sinon réelle; il lui exposait la gravité de l'état présent aussi bien sur mer que dans le Milanais et en Lombardie, lui rappelait le refus du duc de Ferrare d'assumer la responsabilité des fonctions de capitaine général, en lui disant que c la charge de toute cest armée vous demeure et a nul aultre >; enfin, il lui demandait de se porter au secours do duché de Milan et, en raison de l'âge et des services d'Antoine de Leyva, de se concerter avec lui sur les moyens de repousser l'ennemi (1).
Avant que ces lettres lui parvinssent, Philibert, que Féloignement de Rome et une existence plus tranquille avaient calmé, envoyait Léonard de Grimaldi à Charles-Quint pour lui rendre compte de ses actes, surtout depuis sa retraite à Sienne. Il y avait attendu ses ordres au sujet de la Lombardie, ce qui ne l'avait pas empêché d'écrire à Lannoy, à Alarcon, à Hugues de Moncade et an marquis du Guast d'aller en toute hâte secourir cette province. Pour lui, il avait fait son devoir, tout son devoir; il s'était conformé aux volontés de Sa Majesté en ce qui concernait le commandement attribué au duc de Ferrare ; il l'avait fait prier de se mettre à la tète des troupes, mais, après son refus, les envieux du prince lui avaient opposé le vice-roi de Napies, sous prétexte qu'elles ne voulaient pas reconnaître d'autre chef que lui, etc., choses que nous savons déjà. Malgré tout, il n'avait en vue que les intérêts de l'empereur. Il le suppliait de le maintenir, afin de pouvoir se faire obéir, dans les fonctions qu'il lui avait confiées. En tout cas, il restait à sa disposition à Sienne ou à Ferrare. Son secrétaire français étant malade de la peste, et lui étant dans l'impossibilité de correspondre en chiffres avec Charles-Quint, Grimaldi lui fournirait de vive voix tous les renseignements nécessaires sur la situation de la Lombardie (2).
Sur le point de mourir, Lannoy et le Conseil d'État de Napies désignèrent, pour lui succéder comme vice-roi, don Hugues de Moncade. Celui-ci, quoique très souffrant, accepta et s'empressa d'en
(1) Lettre de l'empereur à Philibert, août; Pièces justificatives, n° 77; Archives impériales à Vienne, P A 94, original; Archives du royaume à Bruxelles, Papiers d'État, reg. 81, fol. 52, copie.
(2) Instructions à Grimaldi, du 7 septembre; Pièces justificatives, n* 78; Archives impériales à Vienne, P A 94, original signé.