CHAPITRE V\ll
services. À son tour, Philibert leur témoigna un réel dévouement. Les Florentins ne cessant tic les menacer, il leur promit son concours * jusqu'à la mort - i, 1 ), puis quand, changeant de tactique. i eut, par des promesses, de les entraîner dans la ligue, il les tint en garde contre leurs menées qu'il qualifiait d'insidieuses, d'intéressées et de dangereuses pour eux (t)É 11 leur procura par la suite la restitution de Porto d'Ercole, etc.
Avec 200 chevaux et trois compagnies d'infanterie, le prince partit de Sienne, le â2 ou le 23, jour où nous le voyons h Montai* rin. Lé 85, il était i Aequapendente; le 2tï, à ToscaneUa (3), où il fallut encore lui acheter des drogues pou ru n écu; le 80, à Curneto. Il y soiipa et y séjourna. Le t* décembre, son argentier lui remit 50 ducats pour jouer. De là il vint à Civita Vecchia, où son passage
(est signala le 5 (4}f puis à Home, où il arriva le H Le Jonnuii ifiut sa itttoir iê la ftnMtmomt OfùÈtotiquû (G) rapporte qu'enroule Philibert rencontra Clément Vil en fuite et qui I Tut lOï ta point de le ramènera Home, mais que le pape lui ayant prouvé qu'il s'éloignait avec la permission des représentants de i empereur, il> aurgiefil dîné ensemble et continué leur chemin, chacun de ion ( olé. Si ce fait est vrai, il se serait produit le 7, sans dette I Crepanica, chez Louis de (iouzague; mais il y a Heu de supposer que le Jertftor*, généralement très bien informé, aura. i à*, été induit en erreur. En tout cas, le journal du prince, qui donne sur son voyage les détails les plus précis, est muet sur ce point, assez important cependant pour être consigné.
:1) Lettre de Philibert aui Stonnol*, duSl junvier i Ti 58; Pièces justificatives, s» SA, Archives dn ï'Etiit à BlanzMi, Lettres à lu * butin, », original signé, fi] Lettre du même aux mènto, du ftfl mm id^: Pièces juitifleatlvia, n° 04;
i uii i {Benne, Lettres 4 la « boula -, original signé. (}) U journal porte Lustrant le.
(ij Ultre de Perez à L'empereur, du 0 décembre, dana Villa, p, 354; dons
i -mruftl, dan* Cl bu r., p. 68; lettre de Perez à l'empereur, du il décembre,
<kn* Villa, p, 328; rfaaft GAYÀSGOâ, p. 49b: — Les suites du sur ttr Ilnmc par
la tm\ttrtau.y et la rampat/ne de Lautreà en Italie; /ONPIM] ifmi teritiore de la
ftniitnttri* apostolique [décembre 15£7-avrll 153S), par II. Gkont h virait des
d archéologie et d'kUtoirt publiés par l'École français? de Home,
L Wl. p, 1Q>. — Cependant, il semble résulter d'une lettre do Charlcs-QuistL,
du ts* janvier U*i8, que Philibert lui aurait écrit de Rome à la date du 7 dé-
cembr* tyfècoa Jtiatifloitlve** a* 88; Archivas impériales h Vienne, PA 95,
minuit? et copie).
■ • niSBSBSl HUBBSb
En l'absence de Philibert, Alarcon avait rempli les fonctions de commandant de l'armée et, en cette qualité, avait nommé dans l'infanterie espagnole un certain nombre de capitaines pour les récompenser de leurs services. Dans des instructions données le 1" décembre à Gayoso, il priait l'empereur de ratifier les choix faits par lui, ainsi que diverses mesures d'intérêt général qu'il avait cru devoir prendre (1).
Dès que le prince fut arrivé à Rome, il fut tenu un conseil de guerre. Il y déclara que, malgré les pouvoirs qui lui avaient été conférés par Charles-Quint, ensuite du refus du duc de Ferrare, il se considérait simplement comme l'exécuteur des décisions des conseillers de l'empereur et le moindre d'entre eux. Il lui fut répondu qu'en raison de sa charge il serait obéi et respecté de tous (2). Cette assurance semble avoir été sincère, au moins de la part de quelquesuns, sauf peut-être de du Guast, qui lui avait demandé de revenir et qui s'était engagé à servir sous lui (3).
En dépit de ces instances pressantes, il ne voulut en rien faire acte de maître suprême de l'armée, signer aucun ordre, aucun brevet ; il se contentait d'être général des Allemands, membre du conseil de guerre et, répétait-il, < el menor de todos » (4). Il luttait de courtoisie avec du Guast, chef des Espagnols, et, pour bien lui témoigner qu'il le regardait comme son égal, il traitait les affaires avec lui (5). Mais, ainsi que l'écrivait Perez à l'empereur, les intérêts militaires souffraient de cette hésitation, et il était plus que temps de placer à la tête des troupes un homme de beaucoup d'expérience et de grande autorité.
(1) Gayaxgos.p. 479-481.
(2) Lettre de Perez à l'empereur, du 11 décembre, dans Villa, p. 328; dans Gayangob, p. 495, et lettre du même au même, du 12 décembre, dans Gatangos, p. 499.
(3) Lettre de Lope de Soria à l'empereur, du 5 décembre, dans Gayangos, p. 497; cf. Schllz, p. 163. — D'une lettre du duc de Ferrare, du 9 décembre, il semble résulter que du Guast avait d'abord refusé de retourner au camp des Impériaux, et de servir sous les ordres du prince (Brbwer, p. 1660). A la date du 29 janvier 1528. Lautrec écrit également à François 1er que du Guast avait été froissé de la nomination de Philibert comme capitaine général, et Alarcon de même (ibid., p. 1719).
(4) Lettre de Perez à l'empereur, du 31 décembre, dans Villa, p. 343; dan* Gayangos, p. 523.
(5) « Ando en cortesias ». ibid. — Notauiment pour les pourparlers relatif* à la reddition de Civita Castellana.