‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 80 sur 239 · CHAPITRE VHI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VHI

ent VII serait hors d'état de faire face à ses engagements ( I'). janvier, il fut proposé au* Allemands une triple solde et k

iers treize écus d'or. Les troupes I épièrent, maïs les

réclamèrent sextuple solde (S); La décision fut remise au ûur suivant, Philibert et du Gtiast se rendirent au Campo di Piore t réitérèrent leur offre, bien résolus, dans le cas où les Allemands

fuseraient, à distribuer l'argent aux Espagnols, aux Italiens gf ux rhevau-légers, afin de les avoir sous la main si une révolte écla*

it II n'en résulta rien de définitif, et une nouvelle convocation kit arrêtât pour le lendemain, Mais comme de tous côtés h\ situa*

n semblait menaçante, du Guast fut désigna pour partir sur heure pour Naptes, afin de demander A Hugues de Monrade 'expédier à Rome tout l'argent possible et les troupes, espagnoles u allemandes, qui occupaient le royaume (:jj. Car le bruit couait que Lautree était sur le point d'assiéger Sienne, que cette ille, loin d'opposer aucune résistance, consentait à ravitailler son rmée et à fournir 3,000 fantassins jusqu'à la fin de la guerre (J)* tes ordres furent en même temps envoyés pour qu'Ostie et livîiîk Vecchïa fussent fortifiées et mises à i'abri d'un coup de

ain de la flotte française (5).

Pans une revue passée le 5, les Allemands déclarèrent se con- Httef du payement de trois soldes. Ils reconnurent, ainsi que les espagnols, Philibert pour capitaine général (6), D'autre part, mtoioe de Leyva, écrivant, le surlendemain, à l'empereur, lassuait de son obéissance au prince i7). A dater de ce jour, Philibert ut donc le chef incontesté de l'armée. C'est sur lui que toute la ttpOBSfthiUté allait désormais peser.

Charle?*Quint venait de lui donner encore un autre témoignage 'estime, en le chargeant avec Antoine de Leyva et André del torgo de traiter, conjointement ou séparément, avec le duc de

m. ui, p. 349, stGArAWios, p. 52Î,

tournai tt'un terittaré, p. î%.

Lettre de l*cre* & l'empereur, du 4 janvier, dans Villa, p.

4 Journal d'un terittorf, p i'i.

tttre ite Pereu à l'empereur, du 4 janvier, dana Villa, p.

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(é) Journal d'un itriftorr, j» If.

I *MjO*, p, ■*&&,

349 ; dans

349; dans

Ferrare et avec Frédéric II de Gonzague, marquis de Mantoue, qu'il désirait rattacher à sa cause. Quand les pouvoirs (4) de Philibert arrivèrent à Home, il n'était plus temps. Déjà le marquis de Mantoue s'était rallié à la ligue avec des avantages qu'André del Borgo énumérait dans une lettre, du 8 décembre, à l'empereur (2). Dix jours plus tard, parvenait à Ferrare le consentement au mariage d'Hercule d'Esté, fils d'Alphonse, avec Renée de France (3). Ce mariage était la récompense de la défection du duc. Pendant plusieurs jours, il ne se passa rien de saillant à Rome, mais il n'en était pas de même au dehors. Lautrec était à Florence, occupé à régler les difficultés pendantes entre le pape et les habitants à la suite de l'expulsion des Médicis (4). Clément VU ne parlait rien moins que de partir, le 12 au matin, pour Naples et de s'embarquer pour aller trouver Charles-Quint en Espagne, car il ne prévoyait que trop qu'il ne pourrait pas faire honneur à ses engagements. Civita Castellana n'avait pas encore été livrée. U n'avait pu recueillir la somme fixée pour sa rançon, et Perez ne dissimulait pas à l'empereur qu'il était inutile d'y compter. Il exprimait même la crainte que le pape n'adhérât de nouveau à la ligue. Un émissaire, venu d'Orvieto, cherchait à suborner au profit de celle-ci les capitaines allemands mécontents. Avec cela, pas d'argent pour l'acquisition de l'artillerie nécessaire pour une prochaine entrée en campagne, Sienne menacée, Velletri sur le point d'être abandonnée par sa garnison qui, faute de vivres, voulait aller dans le royaume de Naples, mais Philibert avait pourvu à cette dernière éventualité; il y enverrait 400 hommes d'armes, 200 cavaliers et 3,000 fantassins. Perez, qui n'avait pas toujours été juste pour lui, est obligé, cette fois, de rendre hommage à son zèle, aux efîorts qu'il tente, mais en vain, auprès du pape afin d'obtenir de lui qu'il s'exécute. Clément lui annonçait encore, le 16, qu'il ferait bientôt parvenir les 145,000 ducats; mais du versement à faire le lendemain, il n'était pas question. Quant aux habitants de Civita

(1) Pouvoirs datés de Burgos, 19 décembre, dans Gayangos, p. 502.

(2) Gayangos, p. 493.

(3) Lettre de Sanchez, ambassadeur à Venise, à l'empereur, du 23 décembre, dans Gayangos, p. 509.

(4) Journal d'un scriltore, p. 18; lettre de Perez à l'empereur, du 16 janvier, dans Villa, p. 352; dans Gayangos, p. 536.

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