‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 81 sur 239 · CHAPITRE VIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIT

il ma, ili avaient, ce même jour, chargé an notable *U-< leurs d'informel1 le prince qu'ils étaient disposés I capituler s'ils avaient tir lui l'assurance qu'ils ne seraient pas maltraités et que ta ville ne serait pas saccagée Philibert acquiesça a leur requête

Mais truites ces promesses dilatoires ne faisaient pas l'affaire

JJemands, Us devaient avoir une montre pendant laquelle ils

aient bien recevoir de l'argent. Cette montre eut lieu le 10 pour quatre compagnies, et les jours suivants pour les autres,

t appris que Genevois, sieur de Chnlain. et un des fidèles Comtois de la suite du prince, était rentré de iS'apîes, la veille, avec 20*000 ducats, ils se répandirent tous dans les rues de Borne» sans

avir l'intention de se mutiner s'ils n'étaient pas payés. Une tourmente épouvantable qui dura deux jours, et des pluies torrentielles qui firent déborder le Tibre, vinrent heureusement calmer leur fureur (1

M fut pas pour longtemps, car, le 17 janvier, date de l'échéance fixée par le pape, il y eut une nouvelle manifestation des Allemands. Dès le matin jusqu'à midi,, au i;rand effroi des Romains qui redoutaient les scènes de désordre auxquelles ils étaient habituas, le» lansquenets se rassemblèrent au Cumpodi Fiore pourpro*

contre le non-payement de leur solde. Le cardinal Colonna avait eu la prudence de s'éloigner, afin de n'avoir pas à écouter leurs réclamations ($), Alarcon et du Guast étaient a Naples. Naturellement, c'est à Philibert qu'ils songèrent à porter leurs

net- s, Ils lé mirent en demeure ou de leur donner satisfaction ou de les licencier. Il fut d'abord assez embarrassé pour tour

idre, puis il linit parleur demander de patienter quatre jours — quatorze selon Perez, — puisqu'ils avaient tant fait que d'attendre qu'il écrivit à du Guast de se procurer l'argent nécessaire. Les capi-

obj cotèrent qu'il arriverait encore ce qui était si souvent

. :]iif ces promesses étaient illusoires comme les pi Le prince leur fit observer, et ils reconnurent que c'était

I > LUr à l'empereur, du 16 janvier, dans Yjlla, p, 351*356:

Journal d'un tfrittorf, |> 1Û.

tn* dt Pères à l'empereur, du 10 janvint d^ns Villa, p, 350: dans o»i p. 534,

vrai, que personnellement il ne leur avait rien promis, que les engagements avaient été pris par le cardinal Colonna et du Guast; que s'ils n'avaient pas été tenus, ce n'était pas par mauvaise volonté. Quant à leur projet de passer à la ligue, il était absurde, l'argent faisant aussi défaut dans l'armée ennemie que dans la leur. Ils consentirent à accepter le délai (1).

Philibert comptait sur l'arrivée de Hugues de Moncade,d'Alarcon et de du Guast. Il leur manda, ainsi qu'au cardinal Colonna, réfugié dansson abbaye de Subiaco,dereveniràRomeleplust6tpossible(2).

Devant les dangers réels de cette situation, il résolut de dépécher Chalain (3) à Charles-Quint pour l'informer de ces événements. II lui remettait une lettre, datée du 18, dans laquelle il lui exprimait la crainte de voir les Allemands abandonner l'armée (4). Un avis du même j our et peut-être de la même source, adressé de Rome à l'empereur, portait qu'il faudrait presque un miracle pour permettre au prince et aux autres membres du Conseil de se tirer des difficultés qui surgissaient de toute part. Heureusement les forces disponibles étaient, malgré les pertes subies, encore importantes : sans parler de celles qui occupaient de petits postes et de la garnison de Velletri, il restait 1,200 chevau-légers, 9,000 fantassins espagnols, en y comprenant ceux qui étaient dans le royaume de Naples et qui étaient prêts à rejoindre le gros de l'armée, plus de 7,000 Allemands et 4,000 Italiens, tous d'une valeur éprouvée, invincibles. D'après les nouvelles les plus récentes, il n'était plus question que le pape, toujours à Orvieto, songeât à adhérer à la ligue. Ce qui était le plus à redouter pour l'instant, c'était une révolte des Allemands (5).

(1) Journal d'un scrittore,p. 20 et 21 ; lettres de Porez à l'empereur, du 17 et du 21 janvier, dans Villa, p. 337 et 363; dans (jayaxgos, p. 537 et 545.

(2) Lettre de Perez à l'empereur, du 16 janvier, dans Villa, p. 355; dans Gayangos, p. 537; ScurLZ, p. 164.

(3) Lettre do Philibert à l'empereur, du 18 janvier; Pièces justificative*. n# 87; Archives impériales à Vienne. P A 95, original; Archives du royaume a Bruxelles, Papiers d'État. re#. 81, fol. 105, copie. Le journal du princ»\ dans Clerc, p. 69, porte aussi, à la date du 19, une somme de 100 écu> à M. de Peschin pour son voyage en Espagne.

(4) Lettre de Philibert à l'empereur, du 4 février: Pièces justificatives, n* 89; Archives impériales à Vienne, P A 95. original ; Archives du royaume i Bruxelles, Papiers d'Ktat, reg. 81. fol. 111. copie.

(5) Villa, p. 358-361 ; Gayangos, p. 541.

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