CHAPITRE Vllt
de l'argent qui devoit donner ». Il avait renvoyé à Rome tes dix capitaines que les Allemands avaient délégués pour l'accompagner 1 Violes* Quant à lui, il restait pour recouvrer L'argent, qu'il emporterait avec du fitiast; il ne prévoyait guère avoir qu'une paye* En raieon des progrès de Lautrec, il ne pouvait plus différer son départ. Alarcon suivrait avec 15,000 ducats. Il terminait en conjurant Charles-Quint de pourvoir, lui aussi, aux besoins de I ?u mre, ■ car, sens cela» ce que sarions fayredepardcea ne seroyt que ung alongement de pardicyon a laquelle forsernent viendriés;. sy nous
a tons ces Àleatltll&, j'avous conclu luus ensemble de aïer chercher les enneuiys... (4) •
Ko attendant le retour du prince, le cardinal Colonna fit envoyer 200 arquebusiers au secours de Tagliacozzo menacée par la ligue (2i, De leur cote, Morone et Jean dUrbina, afin de préparer le départ prochain de l'année, sfl préoccupèrent de concentrer à Rome les troupes campées ou en garnison dans les environs. Les
ii-lèLrers arrivèrent de Corneto, le 11, en même temps que
impagnies d'infanterie venues de divers endroits. La concentration se continua le lendemain (3
Philibert était rentré le î 1 dans la soin vec du Gttttfl et le
duc de Melfl. Le 12, l'armée Tut réunie. Le prince dit aux Allemands qu'ils allaient recevoir chacun six ducats, qu'ils auraient dans un et deux mois les soldes qui leur étaient redues> et qu'ils partiraient
animent. lisse déclarèrent satisfaits et contents de marcher à l'ennemi, hu Gnast harangua les Espagnols qui n'eurent rien et ne réclamèrent rien; il répondit pour eux de leur bonne volonl- Dans un conseil tenu le 13, les dernières dispositions furent arrêtées tant pour l'évacuation de Home que pour les mouvements de troupes et lu Domination d'un représentant de l'armée auprès du pape* Jean-Antoine Mo&ceUlla fut désigné pour cette fonction. On m* mit d'accord sur la direction a prendre, et il fut convenu que
i Lettre de Philibert A l'empereur* du * février; Pièce* justiiicativci, n° 89; res impArinJ aae, V \ 'x., original; Archives du royaume à
~ ruxcJlcs. : Istat, reg. 81» fol. 111, copie*
* J'tnrna! <Tun IfrfttOFf, p. Ï7* tf.f p. 2S el *9.
wL, p 28; Journal, dan* Clehc, p. 69; lettre de Père* h l'empereur, du ! février* dani Villaé p 379; dan» Gayam»;o*, p. 59*. {5) Même lettre de Vervz, dans Villa, p, 379; dans Gatangos, p, 59Ï
du Guast ferait, en toute hâte, route par Valmontone vers Troia, de façon à y devancer l'ennemi (1).
Le 14, l'infanterie italienne, les chevau-légers et presque tonte l'infanterie espagnole quittèrent Rome sous le commandement de du Guast. Il emmenait en outre avec lui les fourgons de munitions et les canons (2), sauf ceux qui furent envoyés par mer à Gaëte et à Naples (3). Le 15, il fut distribué aux Allemands six ducats; le 16, à midi, les tambours espagnols annoncèrent le départ pour le lendemain ; le soir, les Allemands firent de même. Chaque homme était muni de vivres pour quatre jours (4).
Enfin, le 17, à la grande joie des Romains, dit le scriUore, l'armée impériale, nefarius Caesaris exercitus, comme il l'appelle en quelque endroit (5), sortait de Rome par la porte Saint-Jean et prenait le chemin de San Germano (6). Philibert, parti c après la disnee », alla c avec son train » coucher à Frascati (7). Il ne laissait dans la ville des papes que quelques hommes chargés d'escorter le reste des convois.
(1) Lettres de Hugues de Moncade à l'empereur, des 16 février et 6 mars, dans Villa, p. 3S1 et 382; dans Gayangos, p. 594 et 611.
(2) Journal d'un scrittore, p. 29.
(3) Lettre de Perez à l'empereur, du 12 février, dans Villa, p. 360; dans Gayangos, p. 593.
(4) Journal d'un scrittore, p. 30.
(5) Ibid.t p. 28.
(6) Ibid., p. 30.
(7) Journal, dans Clerc, p. 69.