CHAPITRE ÎX
s le départ des ïrtipèn»uxt les bandes de l'abbé de Farfa envahissent la ville se livrent au pillage, — Arrivée de Philibert à Troîa* — Concentra Uùq de irméc de Lautrec. — Escarmouches. — Départ du prince pour Naplos — Il Lût m jonction à la Tri pa khi avec Moncude, le prince de Salerne et Ma- Mo. et se dirige vers Naples.
h- tait libre ou croyait l'être, mais le calme ne devait pil j
ir encore. Le jour même du départ des Impériaux, a la vingtdeuxiéme heure, elle fut envahie par des bandes de l'abbé de Farfa, conduites par Amico Orsini. Ces bandes se répandirent dans les
t sur les places publiques, en criant ; Fmucitt, Frcmobtl t)nof Ecclcêïaf et tirent la chasse aux Espagnols et aux Allemands qui n'avaient pas accompagné le gros de Tannée, Tous ceux qui étaient rencontrés furent massacrés ou faits prisonnière; le nombre de ces derniers, en grande partie Espagnols* s'éleva i cent cinquante environ; ce qui leur appartenait fut pillé. Comme» la nuit précédente, il lutres troupes du même abbé avaient capturé sur le Tibre le capitaine llodrigue llipalda* gouverneur d'Ostie, rendait ê son poste, deux canons, tué une trentaine d'arquebusiers espagnols, tout l'équipage et coulé son navire, les Komains redoutaient des représailles de la part des Impériaux. Le gouverneur François Suardij les * conservateurs * et l'auditeur du légat Curnpcggio parcoururent toute la ville afin de mettre un terme
scènes de sauvagerie, ils donnèrent de* ordro pour que L'on fît au pont Sixte des barricades destinées à empêcher l'entrée des troupes orsiniennes qui étaient signalées aux environs.
Le lendemain matin, le pillage recommença. Les Farfatins, ainsi
qu'on les nommait, saccagèrent les nombreuses barques amarrées
sur les bords du Tibre et arrivées de N api es les jours précédents*
assurèrent de la personne des mariniers, tout en les laissant
1TS PHILIBEBT DE CHALOST
saufs, eux et leur modeste aToir. Mais ils s'emparèrent de l'or, de l'argent et des objets précieux des Espagnols et des Allemands. La valeur de la prise était estimée 12.000 ducats. Par décision da gouverneur, quelques Romains, qui s'étaient joints aux pillards, firent pendos.
l'irlce aux démarche* du cardinal Campeggio et des < conservateurs ». l'-ibb^ «le Farfa roui ut bien ne pas entrer dans la ville et lai épargner de plus graves dommages. Telle était la terreur qu'ils inspiraient, ses bandes et lui. que les capitaines de quatorze navires charges de farine et de vin n'osaient pas pénétrer dans Rome, mai» le* • conservateurs » leur firent savoir qu'ils pouvaient avancer.
La nouvelle que. pendant la nuit, tous les boulangers allemands avaient été pillé* et faits prisonniers, que douze barques, conduisant de Rome .ï Naples des Espagnols avec cent cinquante caisses, avaient été «aisies pr»>s d'Ostie par Philippin Doria, neveu d'André, et que deux cents d'entre eux étaient tombés en son pouvoir, causa une émotion d'autant plus grande que 3.000 fantassins de l'armée impériale revenaient à Rome, afin de tirer vengeance des excès de*. Omni Le légaUiampegeioeut à s'interposer encore une fois; il en rentra seulement quelques-uns qui se contentèrent de garder des canons que le mauvais état îles chemins n'avait pas permis d'emmener I . Heureusement pour les Romains, les chefs des Impériaux avaient d'autres préoccupations.
Le M* février. Philibert était à Yalmontone(â), dans la province de Velletri. Cette localité avait pour seigneur Jean-Baptiste Conti. Jeune, courageux, mais manquant d'expérience, il avait pensé être en état <le i é>i>ter. Pour la défendre, il avait en tout 200 arquebusiers Ils soutinrent vaillamment le choc des assiégeants, mais, trop peu nombreux, ils durent céder devant des forces de beaucoup supérieures. Le> habitants ayant demandé à ouvrir des négociations afin de capituler avec des conditions avantageuses, les ennemis profitèrent de la suspension d'armes pour pénétrer dans la ville, en massacrer un irrand nombre, hommes et femmes, et faire un important butin. Mais* quand il fallut opérer le partage, les Espa-
1; Journal d'un *rri//»»v, j> 30-3i.
(2) Journal, dans Ci.ehc, p. f»y.