CHAPITRE II
4 mars). On dit d'abord que les pertes de Lautrec s'élèvent A !flO cavaliers, qiw les troupes de du Guast ont été entièrement tes et sont prisonnières, que les Impériaux sont dans le plus omplet dénuement, tandis que la ville regorge de provisions 1 mars); ailleurs, que béneVent s'est rendue sans coup férir * mars); enfin, que ce sont les Espagnols qui en sont maîtres, t qu'il est inexact qu elle soit jamais tombée au pouvoir des rançais (il ma
H consigne encore dans son Journal la rumeur d'une victoire, Gepperano, des Espagnols sur les Français, qui auraient eu 400 eailiers tues (5 mar*>; de relie de Pierre Navarre à Serra, bourg du >yaume de Naples, sur les Allemands, dont il aurait coupé les 3mmunicattonsavec le reste de l'armée (12 mars), et l'occupation 'Aquila et de Sulmone par les troupes de Lautrce (I). Lautrec, qui avait été* quelques jours à Chieti, continua sa oute vers la Pouille, afin d'opérer sa jonction avec Navarro et yalerio Orsini. 11 ne rencontra pas d'oh&tacle. Les villes lui ouvraient leurs portes et lui faisaient un accueil plutût sympathique, parce que, depuis la domination angevine, le nom français était omore populaire dans ces régions. 11 était juste. Les populations étaient prévenues d'avoir à fournir au ravitaillement de ses troupes en portant dans son camp les denrées nécessaires, qui seraient
sa leur véritable prix: sinon, elles seraient réquisitions I mu;uidage était sévèrement réprimé dans son armée. Trois i.ijutainos étaient chargea de veiller à l'exécution de ces prescriptions (2). Guicbardin prétend que Lautrec traînait à la suite de son armée deux fois aulant de vivandiers, de valets et de pillards que de soldat?
IL arriva le \ mars a San Severo, au nord de Lueera et de Foggia, où était déjà une partie de ses troupes. La concentration commença aussitôt. En dehors des garnisons mises par lui dans les villes qu'il avait emportées, Lautrec disposait encore de 28.000 hommes environ- Parmi les étrangers, Pierre Pesa ri avait
tj tfun itrittorf, p. 34-38.
. ! KO, p. 30,
courait qu'en son armée, il y *vi>U plus de vingt mille che- <tre*vîngt mille hommes, dont Ils deux tin s csLuyent gens inuttl<a.„ . L. XVJJJ, fol. 3Î&
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PHILIBKRT DE CHÀL0M
le commandement de 1,000 ehevau- légers; Civriauo était à 1 tête de 150 Grecs et Albanais; Valerio Orsini était un des principaux chef* de la cavalerie italienne; François Cantelmo eoudur sait un escadron fourni par te duc de Ferrare; Pierre \vogaro gentilhomme de Brescia, avait sous lui huit compagnies d'ïnfaa terie allemande; Gabriel RipftldOj te reste des italiens; Pierre Na varnu les Gascons et les Basques; Claude de Tende, Ni de Rem!, dit le grand bâtard de Savoie, et Louis de Lorraine, COfnta de fil* démont, ifltaol sous leurs ordres, celui-ci le gros des Allemamis, celui-là les Suisses (f ). C'est cette armée qu'allait avoir à combattre Philibert avec une dizaine de mille hommes, presque sans artillerie, avec une cavalerie UisigQififtBie à opposer à celle des Franr.us. considérable, bien montée et remarquablement entraînée (2).
Après s'être emparé de Torremagîs'iore, de la Procïna et de Quelques localités d'alentour, Lautrec joignit Navarro à Luxera, h 8 mars; le marquis de Satures était à Foggia, plus au sud Lu nuit qui suivît son arrivée, Liutree demanda a Va le ri o OftitlJ avait une grande réputation de courage et d'habileté, d'aller faire vers Troia une reCMQi nuance, afin de surveiller les mouvements de l'ennemi et d'éasayer de connaître ses projets. Pour cela, iJ avait a franchir un cours d'eau, le Ghilone, dont les bord tn>s escarpes. Du fiuiat- prévoyant une surprise de ce coté, y avait placé de I infanterie eu observation. Au point du jour. Orsini Ht traverser la rivieir à quelques-uns de ses cavaliers. Ils ! vigoureusement accueillis par le feu des Kspagnols qui commençaient à les entourer en force. Due la crainte d'une déroute, Orsini di.una à sa cavalerie te signal de la retraite; elle put ainsi rentrer saine et sauve dans ses quartiers (Jh.
Le 12; les Français, sous la conduite de Lautrec, quittèrent Su Setero pour aller attaquer Philibert a Troia. Son armée était que au complet; elle avait douze canons* La cavalerie formait les ailes et protégeait l'infanterie, qui tenait le milieu, les bataillon» à la distance de deux cents pas l'un de l'autre. Il y eut pi uni
(1} Sehmonte, t, IV 1. VII. p. 38. dît quo Philibert avait 17,000 ïiutuaiu, climt lliJJOO fantassins et 2f0Û0 cavaliers,
(3) M.p, as.