‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 91 sur 239 · CHAPITRE IX J · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX J

leur paye, se mutinèrent (i); ils pillèrent la ville. Le capitaine Salzedo ayant osé dire que Jean d'Urbina, un des chefs les plus honnêtes et les plus considérés de l'armée, en était l'auteur, celui-ci, outré d'une pareille injure, mit l'épée à la main et, sous les yeux de du Guast, en frappa grièvement son insulteur (2).

Après avoir fait conduire à Naples toutes les provisions qui se trouvaient à Capoue, Philibert prit ses dispositions pour faire son entrée dans la ville. Son dernier gîte d'étape fut le mont San Martino.

(i) Les Impériaux « demandoient une paie ausd. de Naples qui n'y voulloient entendre... ilz sont tant avilliz et mcmement les Espaignolz, que c'est une chose incroyable, et n'y a celuy qui ne voulsist avoir des aylles pour voiler au pays, et sont en sorte que s'il y avoit la moindre armée du monde par mer, et Naples et eulx seraient hors de toute espérance... Entre le prince d'Orenge et le marquis del Guasto y a ung discord et division qui est la plus mauvaise chose qu'il y ayent et que tout y va mal. » (Lettre, du 8 avril 1528, de Nicolas Raince, agent diplomatique de France à Rome, à Anne de Montmorency, grand maître de la maison du roi, ms. fr. 3009 de la Bibliothèque nationale, fol. 10.

(2) Rosso, p. 15; cf. lettre de Perez à l'empereur, du 6 avril, dans Gayanoos, p. 646.)

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