‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 95 sur 239 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

sacre* Santoro et l'iuicliardîn disent qu'il y aurait eu du côt*'- dei Impériaux plus de 1,000 victimes. Du Guast et Ascanio Colonna, blesses, le premier à la t<M nd à la main droite et au pied,

idireot à Nicolas Lomellino. Furent aussi prisonniers Vaury, llixan, Philippe Cerbellon, Jean tiaetano, Ànnïbal de Gennaro, (îobbo GiusLiniuno, Jean de Santa Croce, Seron, ecrétarre de Moncade, et plusieurs autres qui furent em u André Iloria à Gènes.

Le* pertes de Philippin Doria s'élevèrent i 500 hommes 1 î nouvelle de ce désastre fut apportée 4 Naples parla tWpi* imita et liCafaèfWa»l6fl deux galères qui avaient pu s y ■OUStfftira. La mort de Moncade n'y fut pas regrettée, Santoro cite les Mmi LpoLitainfi qui se laissèrent même aller a des manifestations

de joie peu iéceftiea i

Jusqu'ici on a cru que ce combat naval, parfois dit de Salerne, avait eu lieu le 28 mai 1528: cette date est généralement admise (il). Il suffit qu'un chroniqueur ancien, comme ltosso par exemple. Tait donnée, pour que les historiens Paient reproduite. Or elh- esl nexacte; on devra désormais lui substituer celle du 28 avril. Cela

le de nombre de documents émanés d'agents de l'empereur : de Ferez . qui lui en fait part dès le 30 avril ou le \m mai, puis le 2 mai; d'une lettre du cardinal Pompée Colonna au légat Catupeg-

* qui il écrivait, le 1" mai, que cette bataille était la pin emyuinoteitia chu fasse fada mai tu mttreafii tâtitpi noitri; d'une autre du comte de Maddalone à l'empereur, du *A mai. etc. (4)j cela résulte enfin de deux lettres de Philibert a Charles-Huint, des 30 avril || lr mai, et des instructions du trr mai, qu'il remettait à Balançon, dépéché par lui à la cour (5)5 lettres et instructions dont il va être parlé.

Etant), p. i9-30; Santohû. p. B9-74; Guihiiaiuu*, 1. XIX. loi. 891 v\; Giannone, t. IV, h XXVI, p 3g; La IN*», p. 170-171; PAxamo, t I, p. l*i.

(i) î*. 73.— Sur cette bataille navale, cf. im. italien 300 de la Bibliothèque natio paie, fol W » Kumoii di tfapoii in tempo di Carlo Quinlo*< par un anonyme)»

vn e u\n donne pas la date. BtnfvoifTt, t. IV, L Vil. p. Û4, en indi-

(fiiMit que Philibert lui uomiuc vieu-roi. le lrr mai, e»t un des rares historiens qui semblent avoir su que la bataille navale eut lieu en avril <juiciiardin parait la placer à la fin d'avril. Gian>i>nep L IV. 1 XXXI, p. 39, lïie cette bataille au l* juin.

Qans Catasgos. p. 671-075.

justificatives, nn* 98-1 «0; Archive* impériales a Vienne, P À 95,

192 PHILIBERT DE GHALON

Cette défaite, coïncidant avec l'arrivée des Français, avait causé une panique terrible aux Napolitains qui se voyaient en proie à toutes les horreurs d'un siège. Déjà auparavant ils avaient commencé à faire des processions dans la ville, mais Moncade, d accord avec les membres du Conseil collatéral, avait ordonné qu'elles fussent interdites et que les prières fussent faites seulement dans l'intérieur des églises et des monastères. Cependant la procession annuelle en l'honneur du sang de saint Janvier se fit le premier samedi de mai, et comme le sang ne se liquéfiait pas, la population en tira les plus fâcheux présages: Naplesne pouvait pas manquer de succomber (4).

L'exode de la noblesse continua plus que jamais. Àcquaviva, duc d'Atri, dont la conscience n'était pas tranquille, ne fut pas le dernier à se mettre en sûreté. Sorrente, Procida et surtout lschia servirent de refuge aux dames de la haute aristocratie : à la belle Marie d'Aragon, femme du marquis du Guast; i Yittoria Colonna, la femme poète du marquis de Pescaire, lequel n'avait rien de bon à attendre des Français (2 ) ; aux duchesses de Tagliacozzo et de Melfi, à Lucrèce Scaglione, princesse de Salerne; à Constance d'Avalos, duchesse de Francavilla, poète elle aussi, remarquable par sa beauté et ses vertus. Elle avait été en quelque sorte appelée par le suffrage de ses compagnes d'exil à être leur tutrice (3).

originaux; Archives du royaume à Bruxelles, Papiers d'État, reg. 81, fol. 126, copie (pour le n° 99).

(i) Rosso, p. 17-19: Giannoxe, t. IV, 1. XXXI, p. 36.

(£) Fait prisonnier à la bataille de Kavenne, Pescaire avait été mis en liberté à condition de no pas porter les armes contre les Français. II ne tint pas parole, car, le 19 novembre 1521, il prenait Milan sur Lautrec, contribuait plus tard aux défaites de Bonnivet. puis à la victoire de Pavie. Après avoir négocié pour entrer dans la ligue, il en avait révélé les projets a l'empereur.

(3) Rosso, p. 18.

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