‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 96 sur 239 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Philibert est désigné pour remplacer Moncade comme vice-roi de N&ples. — Il accepte le gouvernement de là ville qui lui est olTert par les liltiins — II réel. \r ne defl renfort* & l'empereur, au roi do Hongrie et à Antoine de Ley va pour tHre en élat de ré.-isler n Liiutrec, — Escarmouche». ~ es. — Le chef de brigands Vertical Lu au service des Impériaux. Itl au camp français. — NûgocuilLons de Philibert pour rallier André t caii^t» de l'empereur — H attend en vain les renforts allemands. — Les vivres commencent à manquer dans «on camp.

Jamais la situation des impériaux n'avait été aussi critique. Si. après sa victoire, Philippin Doria avait débarqué ses prisonniers sur un point quelconque du littoral et, les confiant à la garde dune poignée de Français (1), il avait fait voile vers Naples, il aurait occupe le port sans coup férir. Lautrec n'eût eu qu'à lui tendre la main pour prendre toute Tannée de Philibert comme dans un tilet. Mais il avait sou plan, son laineux plan. Heureusement pour ses adversaires, il ne s'en écarta pas. Ce fut, de sa part, une nouvelle faute qui n'était pas encore pour eux Le salut. Ils cherchèrent du moins à en profiter, autant que les circonstances le permettaient.

I a mort de Moncade fut officiellement annoncée le I'r mai, dans ta réunion du Conseil collatéral ou* pour mieux dire, de ce qui en restait. Il fallut procéder à son remplacement comme vice-roi. \ V unanimité, le prince d'Orange fut désigné. Il refusa d'abord, mais, pressé paries membres du Conseil, il Gnit par accepter (2). Le môme jour* François de Tovar, au nom de toute la compagnie des gens d'armes dont Moncade avait eu le commandement, adressa

(i\ D'après Santoko ip 74), Lautrec avait demanda à Uoria de lui envoyer i prisonniers, qu'il aurait montrés à l'armée et à la ville pour produire sur t un elFet moral ; mais Dorïa s'y refusa et voulut les conduire Lui-même à

rit Lettre de Perez û l'empereur, du i mai, dans Gatahoos, p. 674.

PHILIBERT DE GHALON

à l'empereur une pétition pour que sa succession fût attribuée au duc de MelQ il u

Philibert, nous l'avons vu, n'avait pas un instant différé, après la défaite de la flottille, de meltre l'empereur au courant de lélat général de ses affaires. Comme toujours, il réclamait un prompt envoi de vivres et d'argent, §11 voulait que les troupes pussent résister encore quelque temps. Les lettres de change qu'il lui avait fait tenir par Julien de la Spezzia ne lui étaient d'aucune utilité, parce qu'il n'y avait plus de changeurs à Nuples; les autres viJJu OÙ il en avait été transmis étaient au pouvoir des Français, et il eût été imprudent de faire circuler des fonds à travers lès p envahies par l'ennemi. Les Allemands avaient été sur le point de se mutiner. Pour les calmer, il avait été obligé de leur promettre de leur payer trois soldes, à raison d'une par mois.

Quant aux renforts attendus d'Allemagne, s'ils arrivaient* ce ne serait que tard. Aussi avait-il écrit au roi de Hongrie de leur don* ner l'ordre de se diriger sur Naples en toute baie, sans s'arrêter nulle part. Il avait de même demandé à Antoine de Leyva devenir a son 6e6Qftr« le plus tôt possible, car la conservation du ro\ de Naples importait plus que celle du duché de Milan. Toutes les mesures de défense nécessaires avaient d'ailleurs été prises (i),

Dans la lettre du lendemain, Philibert sollicitait instamih ut pour Jean d'Urbma la charge de capitaine des gens d'ami, sée vacante par la mort de Muncade et désirée par sa coin; pour le duc de Melfi: pour Atarcon, celle de mattre justicier Sicile, et pour d'autres ûêê plus braves capitaines de F armé* biens confisqués sur les révoltés du pays, * en cas que Dieu donne du me I leur, car, en ce faisant, tous vivrons en espoir, e puysque vous ne payés poynt. vous ne pouez a moins que de leit donner bonne espérance, avec I efVe< t quant le tems en viendra ($) *, lin fin, il l'informait que. depuis la mort de Un les Napolitains lui avaient offert le gouvernement de leur ville,

1 Oavasgos, \*. G73.

(2) Leltiv (Ui Philibert a l'empereur, du 30 avril, Pièces justiBcîir Axcliivij» impériales & Vienne, I* A 95, nn

(3) Lettre du Aétse au môme, du l« mai : Piècee justificatives, ir'JÎ), ktûim uii[jériiile» à Vienne, I* A 95, original; Archives du royaume i BruseUi Paptafl l'Htat, Hg« 81, fol. 126, copie.

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