‹ Philibert de l'OrmeChapitre 18 sur 93 · Il en avait refusé 6000 livres. Cf. chap. ni, p · texte numérisé non relu

Il en avait refusé 6000 livres. Cf. chap. ni, p

et havres du pays et duché de Bretagne, affin de regarder ce qu’il y fauldra pour les mectre et entretenir en convenable estât, réparation et y adjouster nouveaux bastiments et édifices 1 ».

Pendant environ quatre ans, de l’Orme exerça son inspection, visitant régulièrement la Bretagne deux fois l’année, et se transportant en outre, lorsque la nécessité l’exigeait, sur d’autres points des côtes menacés par l’ennemi. Mais nous ne connaissons les résultats de son exercice que par ce qu’il a tenu à nous en apprendre lui-même. Il déploya une activité inlassable, exerça sur les travaux des maçons et les comptes des agents administratifs un contrôle rigoureux, dépensa beaucoup, récolta fort peu, fit rentrer de fortes sommes dans les coffres du roi, et se créa autant d’ennemis qu’il eut d’entrepreneurs à surveiller.

A Brest, la toise de maçonnerie revenait à 60 livres. Philibert y mit si bon ordre qu’ « oultre les bonnes façons de fortiffier » qu’il montra aux maçons, il réduisit leur prix de toise à io livres, et leur fit « faire plus d’œuvre en quatre ans que n’en avoyent faict en unze ». A Saint-Malo, à Concarneau, à Nantes, il constata « le maulvais mesnaige » des gouverneurs, des contrôleurs et des trésoriers. Il fit restituer par le trésorier Charron 36 000 livres « qui estoyent, nous dit-il, esgarées et desrobées,

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