I. Architecture , fol
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LES MAITRES DE L’ART
qu’il a plaisir à expliquer son art, à parler bâtisse. Il ne craint pas d’entrer dans les démonstrations les plus minutieuses, de dévoiler ses secrets, et surtout cette taille des pierres que le moyen âge avait poussée si loin, mais qui était restée le privilège des maîtres de l’œuvre et de leurs apprentis 1 . Quel secours pour les constructeurs que ces livres 1 1 1 et IV consacrés à la stéréotomie ! Quelle joie pour eux de voir vulgariser, d’une façon nette et lumineuse, ces procédés qui gardaient on ne sait quoi du mystère dont les entouraient les maçons d’autrefois :
« Delorme, ditBerty, adaptant ses épures aux besoins de l’architecture antique renouvelée, s’efforça de communiquer à ses tracés une forme en même temps scientifique et simple qui garantît l’exactitude du résultat et permît à sa méthode de se répandre. Si malgré l’étude approfondie qu’il fit des mathématiques ... il n’a pu échapper à quelques erreurs de détails que ses successeurs ont relevées, il a atteint parfaitement son but principal, et à lui exclusivement revient la gloire d’avoir, le premier, popularisé la stéréotomie dont son livre a été pendant près d’un siècle le meilleur, et presque l’unique traité 2 » .
1. De l’Orine se plaint de la « subtilité d’aucuns qui ne sca-
chants protraire, contrefaire et prendre les mesures, desrobent et emportent les paneaux et moules suivant lesquels on couppe les pierres, ainsi que les maistres maçons s’en pleignent quelque-
fois. » Architecture, fol. 156.