Original Bibl. de Lyon, n° 1119. Publ. Léon Charvet
Philibert de V Orme a Saint-Denis, appendice.
2. Comptes des bâtiments duroi, p. 291 à 294, 327 à 329, 352 à 354, etc.
On a voulu attribuer les deux statues des gisants à François Marchant et à Pierre Bontemps. C’est possible, bien qu’aucun document ne l’ait
FIG. 3. PLAN DU TOMBEAU DE FRANÇOIS Ier
encore prouvé l. En revanche, nous savons par un marché authentique qu’à Pierre Bontemps revient l’honneur des cinquante-quatre panneaux en basreliefs qui ornent chacune des faces du tombeau. C’est lui qui a fait revivre sur ces petites scènes surprenantes de mouvement et de réalisme toutes
1. On songerait de préférence à de plus grands noms, peutêtre à Germain Pilon, s’il n’eût été alors si jeune.
LES MAITRES DE L’ART
les gloires d’Italie, Marignan et Cérisoles, l’alpha et l’oméga des campagnes du roi défunt. Prises de villes, défilés de troupes, passages de convois dans les Alpes, charges contre les Suisses, entrée triomphale à Milan, tout est rendu avec une exactitude scrupuleuse d’armes et de costumes. Malgré son amour pour l’antiquité, Henri II répugnait à laisser son architecte travestir en guerriers antiques les vainqueurs de Marignan1.
Quand nous aurons nommé Ambroise Perret et Jacques Chanterel, chargés de la sculpture des plafonds dans les passages latéraux et dans la grande voûte en berceau, nous aurons épuisé la série des collaborateurs de Philibert de l’Orme. Il avait eu l’intention d’entourer les priants, à l’aplomb des colonnes, par seize statuettes de génies funéraires qui furent commandées par parts égales à Germain Pilon, tout jeune alors, età l’Italien Ponce Jacquio. Mais elles ne furent jamais mises en place, et le Primatice, quand il prit la charge de surintendant, les fit porter d’Étampes en Nesles 2.
Ce ne fut pas le seul changement apporté en cours d’exécution au plan primitif. Par suite de circonstances inconnues la statue de Louise de Savoie ne figure pas sur la plate-forme : elle est remplacée par celle de la petite princesse Char-