‹ Philibert de l'OrmeChapitre 60 sur 93 · Id., 124, v · texte numérisé non relu

Id., 124, v

qu’elles ne tombassent par pièces. Je m’asseure, que si elles fussent tombées d’elles-mêmes, elles eussent mis le pavillon par terre pour le grand branle et coup qu’elles luy eussent donné. Joinct que la maçonnerie du dict pavillon ne vaust guère 1 . »

Excellent prétexte pour changer l’ordonnance de l’édifice, supprimer les stucs et mettre en honneur le nouveau style! Comme dans la salle de bal, le surintendant gratifia l’appartement du roi d’une cheminée de son invention. Nicolo fut chargé d’en peindre les panneaux. Un bas-relief en marbre, représentant les Saisons , fut commandé à Pierre Bontemps, le sculpteur de l’hôtel d’Étampes2. Ambroise Perret, un autre sculpteur de l’atelier, eut à tailler dans le plafond, divisé en caissons, les dieux et les déesses de l’Olympe autour du char d’Apollon. Un lambris décoré de pilastres monta jusqu’au plafond, et compléta la décoration de ce pavillon qui ne subsiste plus que sur les gravures de du Cerceau, de Silvestre et de Rigaud. Seul le plafond de Perret, transporté en 1664 dans la chambre d’Anne d’Autriche, atteste le bon goût de cette ornementation intérieure dont Philibert dicta très certainement les motifs 3.

A Saint-Germain-en-Laye, le rôle de l’architecte

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