‹ Philibert de l'OrmeChapitre 71 sur 93 · ANET. — TROMPE DU CABINET DU ROI · texte numérisé non relu

ANET. — TROMPE DU CABINET DU ROI

D’après Philibert de l’Orme,

PHILIBERT DE L’ORME i4i

pavillons du parc, « couverture toute ronde, en hémicycle, et par le dessus une terrasse couverte de plomberie en façon d’une petite allée pour se pourmener ». On y faisait mettre « les joueurs de cornets et de trompettes et autres instruments... chose fort à propos pour rendre une grande mélodie dans les allées du parc... et pour donner plaisir au roi et aux princes 1 » .

Au fond, comme tous les inventeurs, l’abbé d’ Ivry abuse de ses découvertes. 11 aime trop ses charpentes. Il en a mis partout, « tant à la salle devant les baigneries, près les galeries du grand partere du jardain, qu’aussi en l’Hostel-Dieu..., au bout du parc, près le pont d’Annet, où il y a une salle pour métré les licts des pauvres qui est fort large et belle à voir, acompagnée des logis et chappelle qu’il y faut. J’ay aussi faict une autre couverture sur les caves du dit chasteau qui a environ trente-huit pieds de large et vingt toises de long dans œuvre, laquelle on faisoit à hn que le lieu estant sur les dictes caves peust servir de cellier ou garnier comme on eust voulu. Mais si tost que telle couverture fut faicte, elle fut trouvée si belle et si grande qu’on délibéra faire du dict lieu plus tost un lieu

plus que deux panneaux incomplets à Anet. Le dessin arrêté par un trait noir, filé au pinceau, l’artiste obtenait le modelé par des applications d’émail blanc translucide, dont le plus ou moins d’épaisseur donnait des tons plus ou moins foncés.

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