‹ Philiberte: comédie en trois actes et en versChapitre 53 sur 78 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

rHILllBETI.

Ohl décela surtout.

Puis-je m'y conformert Cb n était qu'un caprice et qu'une fantaisie Dont ma tète d'abord était seule saisie; Mais elle s'est changée en yéritable ardeur Dont le isf er brèlant est au fimd de mon cceur.

PHILIBBRTE.

Je vais vous envoyer quelqu'une de mes femmes A qui vous finirez le récit de vos flammes.

TALMAT.

Cruelle ! c'en est trop. Ah I vous ne m'aimez pas Je le vois bien.

PfliLlBE&TB.

C'était &dle à voir.

TALMAT.

Hélas Je n*ai plus qu'à mourir.

Cette dernière affaire Pousra vous retenir quelque temps sur la terre.

TALMAT.

Vous vous moquez de touti funeste maison!

En y mettant le pied j'ai perdu la raison t

PHILIBEBTB.

OU! ««J'aî connu certain poète sans ressource

Il PHILIBERTE.

Qui 80 Tentait toujours d'avoir perdu sa bourse.

TAUIAT.

Je suis un étoumeau, c'est convenu I Pourtant J'ai prouvé mon bon sens par un signe éclatant, Quand seul j'ai fait justice à tout votre mérite.

PHILIIERTE.

La part que j'en possède à ce compte est petite ; Mais je crois valoir mieux que le très-piètre honneur D'occuper un instant l'ennui de monseigneur.

TALMAT.

Faites-vous tant d'injure à mon idolâtrie?

PHILIBBRTB.

Loge-t-on son idole en une hôtellerie?

Du cœur que vous m'offrez il n'est ni plus ni moins : Les passants ont écrit leurs noms dans tous les coins,.* Excepté dans un seul , que monseigneur réserve Pour y placer Junon à déiaut de Minerve.

TALMAT.

Puisque je ne veux pas me marier 1

PHILIBERTK.

Vos secrets sentiments, je les ai devinés.

Je ne vous déplais pas , mais vous trouveriez presque

Que m'épouser serait sottise romanesque.

TALMAT.

Que vous méjugez mal !

PHILIBERTB.

Non; votre ambition Tous réserve à plus riche et plus haute union,

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