ACTE III
LE DUC
Pour nous plaire il suffit de cet air de famille.
LA MARQUISE
C'est possible, après tout. Embrassez-moi, ma fille.
PIIILIBERTE.
0 ma mère I merci.
LA MARQUISE, à part.
Très-gentille, en effet :
Je ne sais vraiment pas comment cela se fait !
LE DUC, à part.
Voilà comme Ton force à parler la nature.
LA MARQUISE
Asseyons-nous , messieurs ; on va donner lecture Des contrats.
LE iNOTAIRE.
Il y manque un article important, Car j'ai laissé le nom d'un des époux en blanc.
Dites , monsieur Raymond , le nom qu'il faut écrire.
RAYMOND, à part.
Oh! que rien de mon cœur sur mon front ne transpire !
Haut.
Écrivez...
A part.
Qui? Tamant? le père? — 0 pauvreté !
JULIE
Hé bien? nous attendons.
BAYMOND, à part.
Non! pas de lâcheté i
Haut.
Monsieur le chevalier de Talmay.
TALMAY.
Réussite !
Vous en tenez, mon oncle.
LE OUC.
Oui ! je vous déshérite.
PHILIBERTE, bas à Julie.
Ah î pas même jaloux !
JULIE, bas.
Tu n'y comprends rien , toi.
A Raymond.
Vous voulez vous tuer en sortant d'ici.
RAYMOND
Moi !
d'ollivon.
Et pour quelle raison?
JULIE
Il aime Philiberte, Comprenez-vous ?
LE DUC
Parbleu ! la belle découverte !
RAYMOND
Si je l'aimais, j'aurais choisi monsieur le duc.
LE DUC , à part.
C'est trop d'être éconduit et traité de caduc.
JULIE
S'il est vrai, pourquoi donc votre main tremble-t-elle? l'Ourquoi donc êtes-vous d'une pâleur mortelle? Je vous connais, Raymond , c'est l'espoir de la morf