‹ Philippe-AugusteChapitre 11 sur 12 · Impôt prélevé sur les marchandises · texte numérisé non relu

Impôt prélevé sur les marchandises

vêle l'existence des corporations industrielles à Paris appartient à une période antérieure, Philippe- Auguste est néanmoins le premier roi capétien qui ait favorisé l'industrie et accordé des privilèges aux corps de métiers 4 . De toutes les corporations qui avaient le commerce pour objet, la plus importante et la plus riche était celle des marchands de Veau, dont l'origine remontait sans doute à l'époque galloromaine et qui sont déjà clairement mentionnés dans un diplôme de Louis VI. C'était alors seulement par la Seine et par ses affluents que les Parisiens tiraient aisément du dehors les marchandises dont ils avaient besoin et qu'ils expédiaient celles qu'ils avaient à vendre. Aussi le corps des marchands de l'eau devintil bientôt le représentant de tout le commerce parisien, et les principaux membres de cette corporation, les chefs de la bourgeoisie parisienne tout entière. Non content de leur accorder des droits importants dans l'intérieur delà cité, Philippe-Auguste intervint souvent dans les affaires de cette utile association pour les garantir contre les exactions féodales et étendre ses opérations en dehors de l'Ile-de-France. En 1187, il confirme un accord entre les marchands de l'eau et le seigneur de Poissy, touchant le passage des marchandises à Maisons. En 1204, il consacre de sa signature le traité qu'ils ont conclu avec les autres marchands de sa terre et les Bourguignons. En 1210, il assiste à la conclusion d'une alliance entre ces mêmes marchands de Paris et les marchands de Rouen, au sujet des mesureurs de sel sur le port de Paris. Puis il confirme, la même année, l'accord survenu entre les bourgeois de Paris et les bourgeois

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