‹ Philippe II et Don Carlos devant PhistoireChapitre 10 sur 34 · V| PREFACE · texte numérisé non relu

V| PREFACE

il sera facile de la découvrir^ non par ses dires et ses aveux, mais par son raobile et par les résultats.

C'est dans cette idée que je vais écrire les pages que je veux consacrer à la mort de don Carlos, à ce grand acte de méchanceté de Philippe II. Dieu veuille que je puisse porter la conviction dans Tâme de ceux qui ont, dans l'avenir, un intérêt à connaître quel fut cet événement, unique par sa forme et sa perpétration, dans Thistoire d'Espagne. Cette nation a des rois magnanimes, d'une vertu solide, distingués par leur esprit religieux, leur sagesse, leur prudence et leur justice. La couronne de Castille brille d'un éclat que rien ne peut ternir ; voilà pourquoi je ne viendrai pas, moi, encenser la main du père cruel qui prépara la mort d'un fils, portrait vivant de ses ancêtres, et qui aurait été peut-être l'héritier des idées et des œuvres de son père, d'un fils qui, sacrifié par Philippe II, comme mauvais chrétien, ainsi qu'il voulut le montrer aux yeux du monde, fut défendu contre cette accusation par les honneurs que Rome lui rendit ; d'un fils que les paroles de ce roi et de ses ministres absolvent du crime de lèse majesté, seul crime pouvant expliquer son empoisonnement et sa mort.

« Ce n'est pas seulement, dit Gachard, un des

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