AVIS AU LECTEUR
Le fait matériel de la lutte entre Philippe II et don CarloS) du fils en désaccord avec son père sur la ligne politique à suivre pour le gouvernement des peuples, est le même dans le livre que don José GUell y Rente publie aujourd'hui. En ajoutant au titre des écrivains qui l'ont devancé ces mots : devant l'histoire^ notre auteur a-rt-il fait une œuvre nouvelle? Non, sans doute, quant à Texposé des événements. Il a peut-être moins insisté sur leur développement historique ; Gachard et de Mouy lui laissaient, sous ce rapport, peu de chose à faire. Pourquoi donc revenir sur des faits bien connus? Pour en tirer des conséquences qui ont échappé aux premiers historiens. Quiconque lira d'abord les deux volumes de Gachard et le volume de Charles de Moiiy, trouvera, dans le premier, un travail historique d'une érudition complète;, dans le second, un exposé plus rapide et une appréciation différente. Il faut s'être pénétré de leur lecture pour se convaincre que don José GUell y Rente a mieux que chacun d'eux condensé les faits, et tiré de leur comparaison des conséquences instructives. Il est arrivé par là à mieux nous faire connaître le caractère de don Carlos, dont l'éducation n'avait pas été entourée de Ja tendresse, ni de l'affection paternelle; il a insisté sur l'humeur acariâtre d'une nature bonne et douce au fond, mais violente et rancu-