IV AVIS AU LECTEUR
nière, se souvenant du bien, mais ne pouvant oublier le mal ; opiniâtreté qui lui valut les inimitiés irréconciliables du cardinal Espinosa, du duc d'Albe, du prince d'Eboli. Cette trinité ennemie qui le poursuit partout, répand dans la cour et dans la ville de Madrid les plus astucieuses calomnies, calomnies qui rendent ce fils coupable aux yeux de son père, et le font livrer, pour le salut de son âme, à l'Inquisition et à la mort.
Mieux que ses devanciers, don José Giiell y Rente nous initie à la triste politique de Philippe, relativement au mariage de don Carlos. Fiancé à Elisabeth de Valois, le jeune prince voit cette princesse devenir la femme de son père; l'empereur Maximilien rechercTie sa main pour l'archiduchesse Anne, Anne devient encore la femme de Philippe IL La politique du monarque espagnol négocie, suivant ses intérêts, le mariage de son fils, tantôt avec Jeanne de Portugal et tantôt avec Marie Stuart, et suivant que les ennemis du prince l'emportent auprès du Roi, don Carlos ne pourra, d'une part, jamais se marier, parce qu'il est inhabile ; de l'autre, ce prince ne cesse, suivant les mêmes personnages, de remplir, la nuit, les rues de Madrid de ses scandales amoureux. Cette duplicité, notre auteur la fait énergiquement ressortir.
Un autre point qui devient des plus sensibles,