PRÉFACE XXIII
scandaleases conséquences, la liberté des publications malsaines et des exhibitions impudiques, la liberté des clubs où, comme on le disait éloquemment naguère à la tribune nationale *, on parle Targot des bagnes et la langue des mauvais lieux, pour attaquer la religion, le mariage, la famille, la propriété, l'hérédité, toutes les bases de Tordre social. Entre la glorification de telles libertés et la glorification du despotisme, c'est toujours la seconde que je choisirai.
Un dernier et très-grave reproche m'est fait par M. le rapporteur, qui termine ainsi l'analyse et l'appréciation de mon travail : « l'auteur en retraçant le tableau de la réaction contre Philippe le Bel, a oublié l'article delà continuation par ses fils. » Je suis obligé de dire à M. le rapporteur qu'il commet ici une inexactitude flagrante : je ne prétends pas que le dernier chapitre de mon ouvrage, que j'ai intitulé : Les fils de Philippe le Bel, soit aussi complet et présente avec autant de détails que le voulait peut>étre l'Académie, la situation politique de la France, pendant les trois règnes qui ont suivi la mort de Philippe IV. Mais ce dernier chapitre existe, il existait lorsque mon mémoire a été présenté au concours, et je ne comprends pas que M. le rapporteur, qui a fait un examen si minutieux de toutes les parties de mon travail, ne se soit pas aperçu de son existence. Il fait un doux reproche à mon heureux concurrent de n'avoir pas « fait ressortir l'éminente supériorité de Philippe le
' s. Exe. M. Barochb, ministre de la justice et des cultes.
( Long, le fondateur du nouveau droit d'hérédité « royale, par son énergique et rapide décision, le c promoteur des ordonnances de 1318 et 1319, celui ( qui avait conçu l'idée de Tuniformité des poids et ( mesures, et qui, par la vigueur et la sagesse de son c caractère, eût affermi les innovations en les mode- < rant, si la fatalité, appesantie sur cette famille, « n'eût interrompu son règne dans la trente cinquième « année de son âge. » N'en déplaise à M. le rapporteur, tous ces détails du règne et de l'influence de Philippe V sont exactement énumérés et développés dans le chapitre dont il m'a reproché l'omission. Or il me semble qu'il eût été de bon goût, après s'être montré aussi sévère à mon égard, de me tenir compte au moins de ce petit mérite dont on reconnaissait ne pouvoir faire honneur à mon concurrent.
Je crois avoir répondu aux objections les plus sérieuses que m'a faites M. le rapporteur, et j'espère n'avoir pas encouru le reproche d'être sorti des bornes d'une légitime défense. Il me reste à faire connaître, comme je l'ai fait du rapport de 1865, le résumé du rapport de 1868. Dans les deux concours mon mémoire a été inscrit sous le numéro 1 ; celui de mon concurrent le plus redoutable, qui portait d'abord le numéro 2, a été inscrit, en dernier lieu, sous le nu-
méro 3.
• Le débat ne s'élevait, » a dit M. le rapporteur, « qu'entre les mémoires numéros 1 et 3.
« L'auteur du premier a des connaissances étendues, ( mais qui ne sont pas toujours assez exactes et assez