LIVRE SIXIÈME. CHAPITRE II
geroient soufBzarDiuent. » Nous leur octroions si len ne si est liez, excepté les caz de crime. « Le tiers article qui est tiels : t Item , que le roy n'acquière ne s'accroisse es baronnies et chastellenies, es fiez et rière fiez des dicts nobles et religieus, se n'est de leur volonté. » t Nous leur octroions^ sauf nostre droict en ce qui nous pourroit venir par forfaicture ou par eschoite de lignaige, es quex cas nous baillierons au seigneur dou fié déserveur suffisant qui goubverneroit ceste chose qui advenue nous seroit, en la manière quecilxde qui elle nous seroii advenue la goubverneroit.
« Le quart article qui est tiels : t Item que le roy et sa gent ne lièvent amende, se elle appartenoit d'un home noble, qui monte à plus de soixante livres tournois. • Nom leur octroions et voulions que la coustume soit guardée : réservez à nous le.s caz et les faicts qui seroient si grant et si horrible que par ceste coustume ne se debvroient jugrer, des quiex caz et faicts il seroit cogneu par ceulx à qui la cognoissance en apparliendroit.
c Le sixième article qui est tiex ! c Item que le dict noble puissent et doient user des armes quant leur plaira et qu'il puissent guerroyer et contregagier. i Nous leur octroions les armes et les guerres, en la manière qu'il en ont usé et accoustumé anciennement, et fera l'e sçavoir au pais comment il en ont usé et accoustumé anciennement.
€ Et selon ce que l'en trouvera nous leur ferons guarder; et si de guerre ouverte li ungs avoit pris sur l'aultre, il ne seroit tenu de rendre ne dou
recroire , se puis la deffence qae noas sur ce leur avons faite ne l'avoient pris.
< Le septième article qui est tiex : c Item^ que le roy ne mande à armes les dicts nobles , ceulx qui ne sont nuementsi home : et s'il estoient mandé, que il ne soient tenu d'aller; car ainsi ne pourroient servir le roy ses barons, et li aultre noble ses homes, se l'en leur ostoit ceulx qui doibvent aller à leur mandement. • — Nous ferons sçavoir la coustume et la ferons guarder, et quant à orres nous nous soufferons demander, c Au neuvième et dixième article qui tielx sont : Item que le roy mette les monnoies en Testât du poids et de la loy en quoy elles estoient au tems de monsieur sainct Loys, et les y maintiègne perpétuement; et valloit lors le marc d'argent cinquante deux sols tournois. Item^ que le roy ne empesche le cours des monnoies faictes en son réaulme ou dehors. NoUrS leur répondons que faisons faire bonne monnoie du poids et de la loy de sainct Loys, et la promettons à continuer. >
€ Le onzième article qui est tiex : « Que les nobles reli^ieus et non nobles ne soient adjourné, trait ou mené hors des chastellenies ou prévotés où ils demeurent , quels que elles soient , se n'est pour cause d'appel de deffaut de droict ou de mauvez jugement, et ne point jugés li dicts nobles mes que . par les nobles leur ygaus. » — Nous leur octroions en tous les cas, réservé à nous et à nostre court les caz qui nous appartiennent par notre souveraineté royale, des quiex caz il appartiendroit nos baillis, nos prévoz et nos sergenz à cognoistre. Et si ils faisoient le contraire, nous les en punirions et