‹ Philippe le BelChapitre 57 sur 242 · FINANCES, INDUSTRIE ET COMMERCE · texte numérisé non relu

FINANCES, INDUSTRIE ET COMMERCE

La partie la plus importante de radministration, sous Philippe le Bel, était incontestablement la partie relative aux finances. Bien qu'à l'époque dont nous nous occupons, les rouages financiers fussent loin d'être aussi compliqués qu'ils le sont devenus par la suite, les dépenses considérables, nécessitées par des guerres trop souvent infructueuses, les traitements des fonctionnaires et agents de tout ordre, les revenus des domaines royaux à toucher, les amendes nombreuses à faire acquitter, les impôts multipliés à percevoir, donnaient nécessairement lieu à des services spéciaux qui entraînaient l'emploi d'un personnel assez important. Pendant les premiers temps du règne de Philippe le Bel, les baillis et les sénéchaux furent les seuls agents financiers supérieurs pour toute l'étendue des terres soumises à leur gouvernement. Ils cumulaient les fonctions, qui depuis furent forcément divisées, de receveur, de payeur et de comptable. Leur comptabilité était des plus* simples : après avoir perçu les revenus de toute nature de leur bailliage ou sénéchaussée, tels que les fermes des prévôtés et le produit des amendes, ils payaient sur la somme totale de ces

Page 1