‹ Philosophes contemporains [microform]Chapitre 25 sur 87 · BRADLEY ET LA PHILOSOPHIE · texte numérisé non relu

BRADLEY ET LA PHILOSOPHIE

des noms comme ceux de Goleridge, de Carlyle et de Hamilton. Mais on ne se mit sérieusement à étudier la pensée allemande que dans le dernier quart du xix® siècle. L'université d'Oxford prit la tête de ce courant. Auparavant déjà la philosophie nationale anglaise (Hobbes, Locke, Hume) avait toujours rencontré à Oxford une certaine résistance qui provenait plutôt sans doute de motifs théologiques que de raisons philosophiques ; c'est en ce moment la première fois qu'on voit entrer en jeu une opposition vraiment philosophique.

Le premier écrivain qui ait excité un mouvement spirituel notable de ce genre est, il faut le dire, Thomas Hill Green (né en 1836, membre du Balliol Collège en 1860, professeur de philosophie morale en 1878, mort en 1882). Ayant subi fortement rinfiuence de Woodsworth et de Carlyle, il développa un idéalisme religieux d'un caractère particulier, dont il puisa la base philosophique dans l'étude de Kant et de Hegel. Il exerça sur la jeunesse studieuse d'Oxford une influence extraordinairement grande qu'il faut attribuer surtout à l'idéalité et à l'enthousiasme de sa personnalité. Son action ne se fit pas seulement sentir dans le courant scientifique, mais encore dans les courants de réforme sociale et de religion libre. C'est à lui que doit son éveil presque toute la génération actuelle des penseurs sociaux d'Oxford. Ses principales œuvres sont V Introduction to Hume, 1874, critique pénétrante des principes de la vieille école anglaise et les Proie gomena to Ethics (1883), combinaison particulière de la théorie de la connaissance et de la morale, au moyen de laquelle il cherche à trouver un fondement non empirique de la moralité.

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