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tent dans leur développement constamment soumis à des conditions primitives, c’est-à-dire qu'ils sont moulés sur une forme donnée dés l’origine:
2° Du système nerveux. On ne fut demême que faiblement fixé sur les rameaux nerveux qui se répandent ordinairement sur l’encéphale et la moelle épinière. Mon observation , établissant que ces nerfs restent étrangers à la substance médullaire, et qu'ils ont un mode de terminaison qui leurest propre, est d'un grand poids dans cette question. Ce ne sont donc plus, comme on l’a cru, des bouts de nerfs vagues et flottans dans un reste de cavité. N’étant ni déchirés ; n1 rompus, il n’est donc plus besoin d'imaginer de maladie qui puisse rendre compte de ces ruptures.
3° De la nature du fluide de la poche sbioné La monstruosité dont nous sommes occupés résulte de la modification de deux grands systèmes ; du système osseux servant àrenfermer la substance médullaire, et du système encéphalique se prolon-
geant en moelle épinière et composant:cette même
substance médullaire. Au lieu de ne voir là qu’un seul et même phénomène , que l’action du contenant sur le contenu, ou, vice vers, celle du:contenu sur le contenant, que l'affection respective de
deux choses dans une dépendance nécessaire ; on!
a imaginé de les isoler, et de faire jouer à chaque système le rôle différent et de cause et d'effet. Dans
cette combinaison, le tissu osseux a paru l’objet affecté, et les eaux de la poche en furent jugées l'occasion et comme la cause perturbatrice.
Ces explications ont pris leur source dans l’opinion que, puisque de l’eau formait le liquide de la poche, c'était par un effet d’hydropisie, d’hydrencéphalie. Ainsi ce qui termine Îles maladies chroniques dans la vie aérienne, chez de jeunes enfans ou des vieillards, après un long exercice des organes ,; aprés tant de métamorphoses provenues d'épuisement, serait assimilé à des actes qui se passent dans des vaisseaux fermés, à de premières élaborations organiques, à des jeux, d’affinités
pour le groupement des matériaux, à tant de nouvelles productions enfin qu'amène l’ordre successif | des développemens. |
. = Mais, dira-t-on, 1l le faudra bien, si dans l’état présent de la physiologie , il n’y a d'explication | applicable à ces cas de monstruosités que la seule théorie des: infiltrations. Gar enfin, pourra-t-on ajouter encore, ce fait principal est manifeste ; de leäu est:à la place du cerveau chez les anencé-
phales.:J’extrais ces déductions d'ouvrages justement célèbres; de ceux de Haller, de Morgagny, de:Sandifort ,; d’Ackermann, etc: etc.
Mais d’abord je voudrais savoir ce que, dans ces | illustres écrits sur les monstruosités, on à entendu | par les mots cas pathologiques et maladie; car je
( 148 ) ne saurais me faire une idée nette de ces termes; dont l’acception précise porte en soit un caractère d'explication et de ‘conclusion, à moins que je ne les applique à un organe achevé ; ayant déjà existé sous une première forme, qui subit des altérations, et qui passe de létat sain, sa condition brides, à une organisation ensolites 99 tenir habbo S'il n’y a jamais eu cerveau-proprement: dit chez les anencéphales, si dès l'origine l’eau de la poche tient lieu, de cét organe, ce serait'un. fart ;de monstruosité ; mais nüutune de ces lésions-exprimable par l'épithète de pathologique; et en effet, céciestuniquementmonstrueux, quis'arréteendecà des transformations réglées par le cours:des' communs développemens; et au contraire celatombe dans des conditions pathologiques, qui-dépasse: le terme de ses diménsions habituelles pour arriver à moins ou à plus que son volumé ordinaire. : Or voyez : les déductions précitées des maîtres de la science s'étaient principalement fondées sur la considération qu'il:n'y: avait de possible que l'unique solution donnée dans ces éorollaires. Mais présentement vous n'en pouvez doutér: nous -en: apercevons deux très-différentes, et nousisdisissons | d'autant plus volontiers cette ouverture que nôtre | nouvelle manière d'envisager le phénomène nous paraît la seule explication qui lui convienne. +. Qu bien on ne la pas su à temps; ou cette ré<! |
COQ 1.1 RAS flexion aura échappé , c'est que tout cerveau, que toute moelle épinière ont ün commencement qui est l’état ordinaire et permanent des anencéphäles. De l’eau est le prémier produit des vaisseaux sanguins : les bourses où lès membranes encéphaliques et vertébrales s’en remplissent d'abord : ainsi ce fluide préexiste x toute substance médullaire. Pre: mier anméras ‘4 est rs une sorte de à qe
de MSIE faites. et Hité les no manifestes pour nos señis consistent à cesser d’être difflaente, à se coaguler. Qu'on éxamine un poulet à la sixième journée de lincubation ; on lé trouvera, sous lé rapport du: cerveau, présentant les traits d’an anéncéphale ; avec une poche très-distendüue et toute pleine d’un EXT aqueux à la région 6ccrpitale: |
Qu'est-ce donc qu'un anencéphale ? Un'êtredans lequel ne s'opère pas à la région rachidiénne a transformation du premier versement aqueux dwliquide organogene ; un être qui conservé X toujours ses | premières conditions fœtales en cé'qui concérne un des produits organiques; un étwéenfin chez qui ce produit entre en bourse pour y rester étranger à larvie: communes 1717 #1: fi
Sur ce pied Panencéphalé'est moristruéux { car si nousle comparons aux fotus dé rime espèce étantdans l'état normal nous voyons qu'en ün
point il ne parcourt pas toute l'échelle des développemens possibles , comme le font ces derniers: mais il n’est pas malade, sous ce rapport qué cette défectuosité ne tient point à un organe déjà formé, qui s’est vicié plus tard.
Il n’est pas malade, puisqu'il ne le saurait être par le défaut de coagulation des eaux de la poche dorsale. Effectivement, c’est là une circonstance à laquelle doivent rester indifférens tous les organes des sens et toutes les parties du tronc et des extrémités; Ce quise passerait tout différemment au contraire, si les artères carotides et vertébrales étaient privées de fluer dans la bourse commune à l’encéphale et à l'épine. Car n’ayant plus de ce: côté leur débouché ordinaire, les matériaux chariés par ces artères, faisant retour dans les voies de la circulation et refoulées sur d'autres points, ne manqueraient pas d'y être une source de désordres pour tous les organes dans la substance desquels 1ls parviendraient à pénétrer.
Il est, ce me semble, tout-à-fait évident que rien de ceci n'est applicable aux anencéphales. A cela près que de l’eau tient lieu chez eux de cerveau et de moelle épinière, ils naissent, non moins bien nourris, non moins vivaces que tous les autres fœtus. L’individu que j'ai eu sous les yeux peu après sa naissance, était gras et bien potelé. A l'exception de ce qui forme le caractère de sa mons-
truosité, il aurait pu le disputer d’embonpoint et de santé avec l'enfant né le plus heureusement. J'insiste sur cette conséquence: les anencéphales ne sont point malades dans l’acception précise de ce terme ; mais ils restent monstrueux dans ce sens qu'ils ne jouissent pas d’une organisation assez perfectionnée, assez riche pour suffire à la vie dite de relation. Tels que je les apercçois dans cette insuffisante organisation , ils sont viables, mais seulement à la manière d'une portion d'arbre, satisfaisant à des développemens compliqués et réguliers dans de certaines limites, et y satisfaisant sans fàcheuse réaction sur d’autres points, tant qu'ils tiennent à un principal rameau, tant qu’un placenta les greffe à l'utérus de leur mère, tant qu'ils y puisent les moyens de leur existence. Mais venez à les comparer aux êtres doués d’une organisation complet, vous ne les voyez plus viables; ils cessent de l’être, quand finit le temps de la gestation de leur mère. Ou mieux , ils ne le furent jamais de la manière qu on a toujours entendu cette expression: carilleur manque de pouvoir exister par de propres ressorts. Leur poche dorsale ne s'est point élevée jusqu’au caractère d’une bourse médullaire, c'est-à-dire qu'il n’est entré dans celle-ci qu’un fluide aqueux, et rien qui puisse devenir un agent de réaction et de domination, rien qui présente et fournisse les ressources. du, tout-puissant régulateur x, de cet
inconnu qui, je le crois, ne peut tarder à se manifester aux physiologistes, de cet être d’où cependant dépendent les phénomènes vitaux dans la vie de relation. : : ju | M. le docteur Gall, en y apportant ses vues élevées et les inspirations de son génie, attouché plusieurs points de cette discussion. On sait avec:combien de raisons il-s’est depuis long-temps récrié contre le système que des eaux répandues dans le cràäne pouvaient détruire le cerveau, le dissoudre, et en résorber tout ou partie. Une hydrencéphalie ne saurait produire ; suivant lui, qu’une hernie du cerveau (r}° 1: | |
(1) Le cerveau, disent nos adversaires, serait postérieurement détruit par une hydropisie cérébrale. Mais nous avons prouvé que ni les acéphales, où l’on trouve encore les parties inférieures du cerveau, ni ceux.qui sont absolument dépourvus de tête, de cou, de poitrine, etc., ne peuvent être les produits d’une hydropisie antérieure du cerveau. Jamais on ne voit naître un fœtus avec des traces d’un pareil déchirement des membranes du cerveau ; ce qui devrait arriver fréquemment, puisque c’est leur maladie ou leur mort qui occasionne presque toujours les avortemens. Souvent on trouve en bon état les parties inférieures de la tête, ainsi que les nerfs auditifs, optiques et olfactifs, qui sont si délicats. Comment eussent-ils pu résister à l’action d’un fluide qui aurait dissous des os si durs, des membranes si tenaces? On ne découvre pas non plus dans ces acéphales la moindre tracé de blessure cicatrisée, où d’os corrodés; les bords
des os sont, au contraire, lisses et arrondis. GALL et SPURZHEIM,
Must
M. Fr. Meckel aurait de même, dès 1812, pensé à établir ce fait, que l’hydrocéphalie de naissance e ttoujours, ou du moins le plus souvent, un retardement du développement du cerveau, qui ne s'élève pas à la forme qu'il devrait prendre conformément au type de l'espèce. Voyez l’Ænatomie pathologique de l’auteur, tome tr, page 260.
Cette doctrine est aussi celle que professe M. Tiedemann.