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servées jusqu’au moment où, recueillies en trop grande quantité, le besoin de les répandre soit ressenti. Je mé suis assuré de toutes ces Circonstances, et si parfaitement, que j'ai pu procurer à nos laboratoires de chimie de lurine d'oiseau limpide, sans mélange de substances salines et d’excrémens. Cependant c’est tout le contraire qu'on avait cru jusqu’à ce jour (1).
Toutefois le réservoir urinaire des oiseaux diffère de celui-des mammifères sous deux rapports. 1° Quant a sa forme. C’est, chez les mammuiferes, un manchon qui n'aurait qu'une entrée, et chez les oiseaux, un manchon avec ses deux issues. 2° Quant à ses connexions. Les oiseaux ont ce manchon au-devant du rectum : le bourrelet va/vulaire par lequel se termine l'intestin est mitoyen: C'est un sphincter à deux fins, un anus pour le rectum et un col pour la vessie urinaire.
Il est un second bourrelet, lett. d', d”, fig. 4, extérieur et parallèle à celui de l'anus : c'est l’autre col, le véritable col de la vessie, celui par où s'échappent les urines. Des fibres musculaires sont, | adossées à ce bourrelet, et en forment un sphincter,
(x) Dans la règle, les oiseaux n’urinent point; mais les urines se mélent aux excrémens solides. Les autruches ont seules le cloaque assez dilaté pour que l’urine s’y accumule. RÈGNE ANI- MAL, ete., t. 1, p. 209.
qui regle l’ordre des évacuations, et qui surtout empêche la plus petite goutte d'urine de pénétrer dans la dernière poche. Quand on entr'ouvre celleci, même sur le vivant, on voit les lèvres froncées et la fente que forme ce sphincter au centre : on a représenté ces dernières circonstances , fig. 3, lett. V. |
Toutes ces différences ne s'opposent point à ce qu’on reconnaisse dans le réservoir urinaire des oiseaux l'analogue de la vessie des mammifères ; et dans lé vrai, ces différences, en les appréciant à leur véritable valeur, se réduisent au fond à une seule, sur laquelle je prie qu'on fixe son attention. J'y attache une grande importance, farce que je crois y apercevoir le principe des modifications classiques dés oiseaux et comme la clef de ces variations si long-temps méconnues dans leur essence; l'intestin rectum débouche chez (es oiseaux dans le fond de leur vessie urinaire. Je me réserve d'exposer plus bas ce qui, selon moi, est devenu l’occasion d’une anomalie aussi remarquable, eu égard aux rapports connus de la vessie chez les mammiferes.
Si le rectum se porte en dehors pour y répandre les matières dont une accumulation trop considérable Le gêne, c’est à plus forte raison ce que la vessie fait aussi, et même ce qu’elle fait la pre- .mière, puisqu'elle est placée extérieurement quant
à l'intestin. En effet, lorsque les parties prises autrefois pour l’anus, ou les membranes externes du prétendu cloaque, se sont et ouvertes et rangées circulairement, ce qu’on voit au centre et au fond de la poche est le méat urinaire. La lettre V montre cela dans notre troisième figure. Ce méat, contraint par sa position à s'ouvrir avant l'ouverture anale, laisse d’abord échapper des urines. L'oiseau, en l’ouvrant seul, ainsi que fait souvent l'autruche, donne à part son jet d'urines : mais il lui arrive ordinairement, comme-on sait, de tout rendre ou de paraitre tout rendre à la fois. En quelque peu de temps que cela se fasse, il faut bien* que l'urine soit la première expulsée : les matiéres stercorales, qui sont au delà, n’arrivent qu'après. À cette seconde époque, la vessie nonseulement est entièrement vidée, mais elle disparait tout-à-fait. Elle se replie sur elle-même, comme. un gant qui est retourné : son ampleur ne contribue pas seule à cet effet; son col y aide aussi.en se déplissant et en s’effaçant entièrement.
Le moyen d'obtenir de l'urine limpide.est simple. Pressez le ventre d’une poule qui vient de fienter: en pesant sur les bassinets des reins et sur les urétères, vous dirigez la quantité d'urine qui s’y trouve sécrétée sur la vessie, qui s’en remplit et la conserve; vous retirerez ensuite cette urine à l’aide d'un siphon introduit à travers le méat urinaire.
Par ce qui précède, j'ai fait voir que les oiseaux sont, tout aussi bien que les mammifères, pourvus d’une vessie contenant les urimes accumulées. Ayant de plus constaté que les voies de Fappareil urinaire, parvenues au méat externe dont il a été question plus haut, se terminent à ce méat, je suis certain d’avoir embrassé toutes les considérations qui s’appliquent au système de la dépuration urinaire : j'ai donc éliminé une autre inconnue du problème # résoudre.
Ainsi, des trois voies que je m'étais proposé de retrouver dans les oiseaux, deux sont acquises, deux sont déjà connues. Ce qui reste par conséquent du cloaque commun ne saurait appartemir, et, je n’en puis douter, n'appartient en effet qu'à Forgane de la génération. Toutes les causes d’erreur étant ainsi soustraites , la comparaison des organes sexuels des oiseaux avec ceux des mammifères devient très-simple, et rentre dans les travaux faciles des détermimations les plus ordinaires : c'est ce que je vais montrer dans l’article suivant.
De la voie génitale.
Tous les oiseaux mâles et femelles ont également ün cloaque commun, une poche d’une étendue considérable, dont une dernière partie se trouve en ligne avec les deux voies déjà examinées, leur est
extérieure,et dont je ne sais rien autre à cemoment, si ce n’est que cette dernière portion tubulaire n'a guère que des relations de voisinage avec-ces voies excrémentitielles. S'ilexiste quelque harmonie dans leurs mouvemens, c’est de la part de la dernière chambre, pour éviter les entreprises et lesattemtes des pièces contigués. Tel effectivement:est toujours le but de la poche extérieure, soit qu’elle veuille se défendre du plus fàcheux voisinage par une occlusion opiniâtre, soit que, consentant à s'ouvrir; à se retirer et à s’effacer entièrement, elle livre enfin les passages devenus nécessaires.
Quoique du mâle à la femelle les'organes: de la génération différent en plusieurs points / cela ne donne lieu cependant à aucune ambiguité sur Ja nature et la convenance réciproque de ces-organes, en ce qui concerne leurs racines, leurs parties d’origine. On est au contrairè frappé d’une même évidence d’analogies tout aussi bien. à ce sujet qu'à l'égard du commencement des deux systèmes excrémentitiels. IL y a miéux; ikest lune sorte de répétition de l'appareil urinaïñge : ce sont comme deux autres “'EgIEs, comme deux autres urétéres.
Pour juger de ce qui est présentement dans la science, rappelons la nuit, le vague indéfini d'idées qu'il à fallu traverser avant de l'y avoif introduit. Les formes des choses, et non encore leur essence,
furent d’abord ce qu’on observa, ce qu’on s’attacha à constater, et ce qu’on essaya de fixer par des noms. L'organe qui sécrète la liqueur prolifique fut appelé dans le mâle testicule, ovaire dans la femelle ; et la filière que suit le produit de cette sécrétion canal déférent chez le premier, et chez l’autre oviductus. Mais dans des recherches subséquentes, quand de l'homme on passa aux animaux, on s’intéressa davantage, à l'essence des choses, et on appliqua le même système de nomenclature à tous les animaux sans distinction, depuis l’homme jusqu’à l’insecte. Dans cette marche plus assurée, on fut encore cependantentrainé àadopter quelques déterminations irréfléchies. Et en effet l’on se conduisit comme si l’on avait été plus convaincu de la correspondance des parties génitales chez le même sexe dans tous les animaux, que de leurs rapports entre les deux sexes: dans la même espèce. Ce résultat, piquant par .sa contradiction , n’est au fond qu’une affaire de chronologie. Il en fut de cela comme de tout ce qui dépend du progrès de nos idées. On ne considère d’abord qu’une chose, puis plusieurs : l'esprit, qui s'exerce sur une seule considération, se plait aux contrastes, et poursuit les différences, quand tout au contraire entré, après de nouvelles recherches, dans un champ plus étendu et nourri par une plus vaste érudition, 1 voit de haut et saisit les rapports.
Te Quoi qu'il en soit, mappuyant sur l'état de la | science, c’est-à-dire considérant que l’organe des sécrétions séminales et les canaux qui en versent … dehors les produits présentent chez les oiseaux une identité parfaite, incontestable, avec ceux des mammifères, je ne suis plus tenu qu’à une seule. attention, qu'à examiner comment finissent les canaux déférens ou les oviductus; et mieux, qu'à. examiner sur quels points ceux-ci viennent déboucher. Chacun sait que c’est dans le cloaque commun. La discussion dans laquelle je suis engagé exige que je donne cette position d’une manière plus précise qu’on ne l'a fait. Or je vois ces appareils de génération placés en avant de la vessie, lett. I, fig. 4, sur Le bord externe de son col. Ces ouertures débouchentdonc dans la troisième chambre du cloaque , dans sa partie la plus extérieure. Je cherche parmi les mammifères des analogues à une poche que précèdent les oviductus, et qui ait son issue à l'extérieur : le corps de la matrice et le vagin dans un sexe, les vésicules séminales et le fourreau des corps caverneux dans un autre, s'offrent à moi comme pouvant satisfaire à la correspondance cherchée. Mais ce sont là, dira-t-on, deux parties distinctes, deux organes différens de structure et de fonction. Attendez, puis-je aussitôt répondre : ne me reste-t-il pas à employer encore ue bourse, la poche génitale (vesicula in quam
“semen emittit gallus) remarquée par Fabrice d’A:quapendente (1)? Cette ‘poche forme le fond de la dernière voie du cloaque commun, comme le corps de la matrice est le prolongement du vagin, et les vésicules séminales celui du fourreau des corps caverneux. Ainsi chez les uns et chez les autres sont, après les oviductus ou les canaux déférens, une poche avec la fonction d’un contenant, et un canal avec celle d’une voie d’éjection au dehors. Il y à mieux ; ces voies génitales, remplies chez les mammifères mâles par les corps caverneux, le sont par de pareils organes chez les oiseaux : ceuxci ont un clitoris et toutes les parties de la verge des premiers. Voyez nos figures 1, 2, 7 et 8. Ce sont absolument et identiquement les mêmes organes chez les mammifères et chez les oiseaux.
Je n’en puis donc douter ; tout ce qui existe après les débouchés de la vessie urinaire et des canaux spermatiques chez les oiseaux dépend de Pappareil générateur : chaque partie a son analogue; le corps de la matrice et les vésicules, dans la bourse de Fabrice; le vagin et le fourreau du pénis dans la dernière section du cloaque commun , et les corps caverneux, soit de la verge, soit du clitoris, dans de doubles tubérosités occupant le bord, en avant
(1) Voyez cette bourse entière, lett. O, fig. 5, 6 et 7, et son entrée, même lett, O, fig. 4.
et un peu en dedans, du pertuis général, Un examen
plus approfondi de chacune de ces parties va don: ner à ces résultats le dernier degré d’évidence.
Sur les rapports de l'organe génital dans les deux sexes.
Nos. déterminations sont assez précises pour que nous ayons déjà confiance en elles. Cependant nous en jugerions. plus sûrement le caractère, sk, recherchant les conditions générales. du système sexuel, ous nous placions s1 haut que nous pussions considérer l'organe de la génération indépen: damment de ses formes, tant dans l’un et l’autre sexe que dans. les diverses classes d'animaux. La marche de ces recherches exige d’abord que nous. nous défendions de l'influence qu’exercent ordinaire: ment sur notre esprit des noms anciennemeni consacrés. Nous ne pouvons dans le. fait. oublier que ces noms ont été imaginés, pour..des parties observées sur une seule espèce , et. relativement. À de certaines formes et à de certaines fonctions qi sont le caractère de ces spécialités,
Ces noms toutefois n’ont pas tellement conti l'imagination, que les rapports qui existent entre les organes des deux sexes n’aient souvent occupé les espritsadonnésaux spéculations philosophiques. M. le professeur Richerand est parvenu. à dire dans
le peu de mots suivans comment on a conçu jusqu'ici ces rapports : « Aristote, Gallien et leurs verbeux commentateurs ont exprimé l’analogie qui existe entre les parties génitales de l’un et de autre sexe, en disant qu'elles ne différaient que par leur position extérieure chez l'homme, et intérieure chez la femme.On trouve en effet une ressemblance exacte entre les ovaires et les testicules, les trompes de Fallope et les conduits déférens, la matrice et Les vésicules séminales, le vagin, les parties extérieures de la femme et le membre viril. Les premiers sécrétent la liqueur séminale, et fournissent, soit dans l’homme, soit dans la femme, une matière essentielle à la génération (ovaires et testicules). Les trompes de Fallope, comme les canaux déférens, portent cette matière dans les réservoirs où elle doit. séjourner (utérus et vésicules). Ces poches contractiles, qui servent de réservoir à la semence ou à son produit,:s’en débarrassent quand ils y ont fait un assez long séjour: enfin le vagin etla verge servent à cette élimination. » Ricx. Élémens de Physiologie, édition de 18r7,t. 2, p. 398.
M. de Blainville à reproduit ces idées (voyez Bulletin des Sciences par la Société philomatique, octobre 1818, p. 155), en ajoutant que «la nature « des organes de la génération était évidemment « femelle, et que par conséquent le sexe mâle n'en « est qu’une simple modification ; que l'épididyme
« et les tubes séminifères, qu’on croyait particuliers
« au sexe mâle, se rapportaient aux ligamens larges « de la femelle, ainsi que l'avait déjà établi Rosen- « Muller, et qu'il avait vu le premier de doubles « ovaires chez les oiseaux. »
1° Cette prédilection pour un sexe a surpris. On paraissait auparavant pencher pour le sentiment de Ch. Grève : Ut virilia ad dandum, sie muliebria æd recipiendum à natur& apta sunt. Ces deux opimions sont, je pense, trop exclusives. Car, quant’à cette dernière, le sexe femelle donne plus qu'il ne reçoit; et relativement à la première, on ne peut, ce me sermhle, regarder un sexe comme une dégénération de l'autre : ils se ramènent à l’unité de composition, voilà le seul point incontestable. Ainsi il n'y a à cet égard de vrai en philosophie rien autre, sinon que les organes des deux sexes entre eux et ces organes considérés dans tous les animaux se rapportent à un type uniforme, par conséquent à une sorte de type idéal, dont chaque conformation particulière se trouve être une modification plus où moins grande : ou plutôt cette proposition nê sera vraiment acquise que s'il arrive qu’on ne fasse aucune omission, c’est-à-dire qu’on embrasse dans ces rapports jusqu à l'élément regardé comme le moins fmportant du système.
2° Je ne crois pas du tout la seconde considéra: lion vraiment fondée en ce qui concerne lépidi
dyme, présumé l’analogue du ligament large. L'un est une partie essentielle et intégrante de l’appareil, et l’autre lui est adossé et fait partie de la tupique péritonéale; il n’est que le repli d’une cloison mitoyenne, à qui 1l n'arrive qu'accidentellement,'et par conséquent que dans quelques femelles, d’obtenir de l'emploi et d'y devenir un moyen de suspension.
3° IL est bien vrai qu’il existe plus ou moins distinctement deux ovaires chez les oiseaux. Nous en avons d’abord été informés par le professeur Emmert, qui a inséré en 1811, dans les Archives de physiologie publiées par Reil et Authenrieth, un fort bon Mémoire sur ce sujet. Ce fait était de plus “déjà connu de MM. Mayer et Wolf, et du professeur Hochftetter.
De l’épididyme dans le sexe mäle.
Je vais à mon tour essayer de donner une détermination de l’épididyme. C’est une partie surajoutée au testicule, et qui existe prés du point auquel aboutissent les tuyaux séninifères. On sait qu’en le dégageant de ses enveloppes et de son tissu cellu-
laire, on parvient à le déplisser et à montrer que ce n’est qu'un canal contourné sur lui-même, d’abord très-//exueux, bien moins ensuite, jusqu'à ce qu'er- “lin ce canal se poursuive en ligne droite. Le prolor-
gement de l’épididyme est, à partur de là, nommé canal déférent. L’épididyme ne seraitil qu'une portion contournée de ce dernier? Dans ce cas, il ne mériterait point d’être élevé au rang d’un organe particulier. Or ces circonvolutions de l’épididyme sont très-souvent aussi le fait du canal déférent lut même, principalement dans les animaux dont le testicule ne sort point du bassin. On voit une ré présentation de cet état habituel chez les oiseaux; fig. 7, lettr. li. Cependant une autre circonstance
relève l’épididyme à mes yeux, c'est d’être le point d'arrivée de la seconde branche de l'artère PE tique; le testicule reçoit la prémière.
Considérons l'appareil spermatique chez le mâle d’après les données du principe des connexions. Lie testicule est le point de départ; l’épididyme vient ensuite, le canal déférent après, et les vésicules séminales terminent ce premier appareil. Tout ce qui le compose provient de l'artère spermatique: Mais celle-ci se partage en branche testiculaire et en branche efférente (qu’il me soit permis d’appe: ler, dans des vues d’avenir, de cé dernier nom là branche qui se rend à l’épididyme). Les deux branches de lartère spermatique s’épanouisseni donc dans le sexe mâle à peu de distance l’une de l’autre, la testiculaire allant se perdre dans le testicule, et l’efférente dans lépididyme, d’où celle-ci envoie des ramuscules sur le canal déférent. L'or-
gane sécréteur prend donc naissance dés le point de partage de l'artère spermatique : cé voisinage des branches spermatiques est, je crois, ée qui décide de Pélaboration de la semence telle qu’elle est donnée par les mâles (et ici ilne m'est pas loisible d'exposer comment je comprends cette action; j'ai des vues à cet égard qui s'étendent à bién d’autres questions physiologiques). La semence élaborée, l'appareil ne réclame plus qu’un canal pour la transporter et un réservoir pour la tenir en dépôt. Cest à quoi se réduisent l’objet et les fonctions des canaux déférens et des vésicules séminales.
De l'ovaire et de ses dépendances.
On a long-temps appelé testicule chez la femme ce que, pour se conformer à d’autres vues théo- Triques, on a depuis nommé ovaire. Ainsi on a transporté à l’objet de la sécrétion lidée qu’on s'était rite jusque-là de l'organe sécréteur. Pour plusieurs anatomistes, l'ovaire n’est que la réunion de vési- Cules que leur forme et leur destination connues Ont fait prendre pour des œufs, ou du moins pour | un commencement d'œufs. C’est, je crois, le cas de | distinguer ici la production du producteur. Il existe Chez la femelle un vrai corps testiculaire constitué par une des deux branches de l'artère spermatique, s’épanouissant dans des membranes-et dans un parenchyme en tous points semblables à ce
qui est dans l’autre sexe : mais c’est un testicule, sans épididyme. L'absence, ou, mieux sans doute;, le déroulement de ce dernier, change seul les rap= ports de l'ovaire, comparé au véritable testicules Aussi, quant à ses fonctions, au lieu d'un fluide séminal tout élaboré et s’écoulant sans discontinuité, c’est un autre fluide tel que le peut donner l'action d’un seul des deux composans, de la seule, branche spermatique qui y concoure, Ce fluide, plus librement épanché ou filtré, forme plusieurs |
amas séparés par des enveloppes distinctes, et en.
général ces corps ronds qu’on a pris pour de œufs, | auxquels J'ai proposé, dans mon Mémoire sur lan génération des didelphes (1), de donner le nom d’ovules, et qui enfin s’enchainent et pendent le | long d’un repli de la tunique péritonéale comme les grains d'une grappe de raisin. |
Qu'il y ait grappe, c’est-à-dire une sécrétion du
corps testiculaire, ou non, ce qui suit l'ovaire est un canal flexueux qu’on s’est accordé à considérer comme l’analogue du canal déférent, qui a pris, d’abord le nom de tube de Fallope, et qui, pour avoir montré dans les oiseaux un usage manifeste,s a été appelé dans la suite oviductus. |
en ne
f , e 4 . ON 4 (1) Mémoire sur cette question : 82 es animaux à bourse naissent aux tétines de leur mère ? Novez Journal complémen-
taire du Dictionnaire des Sciences médicales, t. 3, p. 193.
LA
Ce canal flexueux verse directement dans les cornes de la matrice. J’ai attentivement examiné ce dernier fait chez le lapin femelle {r), et principalement chez la jument; et j'ai reconnu plus expres: sément chez cette dernière que le tube de Fallope se termine dans les cornes par une saillie trèsprononcée, par un petit mamelon : cest une sorte de soupape s’ouvrant de dedans en dehors. MM. Prévost et Dumas (2) ont vu le canal déférent des oiseaux mâles, terminé de même par une papille, J'ai attaché à cette considération une importance telle, que je l'ai fait exprimer pl: VI, fig. 8 et 9, lett. ë, 2.
Une même saillie, ou un mamelon analogue, existe chez la femelle des oiseaux : notre fig 3 lett. :, montre le débouché de l’oviductus dans le vagin. C’est un bourrelet saillant et froncé comme un sphincter, pouvant se développer de dedans en
(x) La fig. 13, pl. VIT, donne, d’après une femelle adulte et qui avait mis bas, l'appareil sexuel de grandeur naturelle. Ses diverses parties, après ou avant l’imprégnation, différent. L’on en sera certain en comparant à celles du dessin les mesures sui- vantes, que j'ai prises sur un sujet vierge qui avait à peine atteint la moitié de sa croissance:
Longueur du vagin et de la matrice, non distincts dans les pins, 70 millimètres ; — de la corne de matrice, 120; — du tube de Fallope, 80 ; — de l'ovaire, 10.
(2 }£ ssai sur les animalcules spermatiques de divers animaux, par J. P. Prévost et J. À. Dumas, brochure in-/° de 28 pages.