‹ Philosophie anatomique. Des monstruosités humaines. Ouvrage contenant une classification des monstres; la description et la comparaison des principaux genresChapitre 48 sur 62 · II · texte numérisé non relu

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(354) dehors, mais qui au contraire se fermerait de plus en plus s’il arrivait à quelque chose de peser dessus de dehors en dedans, et de chercher à s’insinuer par cette issue. Le canal qui est la route suivié par tous les produits de Pappareil séminal , soit le canal déférent chez les oiseaux mâles, soit l’oviductus chez les oiseaux femelles, est.en zigzags disposition qui, à l'égard de l’oviductus et'à raison du volume de ce conduit, apparait sous la forme de grandes ondulations. Il est sans doute bien remarquable que le tube de Fallope chez la jument et chez le lapin femelle ne diffère en rien des canaux déférens des oiseaux mâles, et se termine également par une papille ou mamelon. |

Avant de prononcer, ce qui semble devoir être la conséquence de ce qui précède, avant, dis-je, de prononcer qu'il n’est point d’épididyme dans les femelles, j’examinerai l’utérus et ses dépendances:

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De la matrice et de ses cornes.

L’anatomie humaine n’attribue pas de cornes à la matrice;elle yaseulément distingué des angles(w))

(1) L'anatomie pathologique conserve le souvenir de quelques exemples d'une double matrice, qui ne sont que les cornes de! la matrice des animaux développées extraordinairement : dans | ce cas est l’observation de Silvius; il vit then une ne fille un

utérus divisé en deux cornes.

faible rudiment chez la femme de ce qui est ailleurs avec un développement très-considérable. Mais anatomie vétérinaire n’a pas d'autre expression pour désigner deux prolongemenss’écartant comme les branches de la lettre V, ou se renversant l’un à droite et l’autre à gauche, et paraissant fort différens du corps de la matrice, dont ils semblent former les ailes. Ainsi ce qui n'est chez la femme qu’une portion angulaire d’un caractère assez insignifiant devient chez les animaux une chose absolument distincte; et 1l n’y a nul doute que si lenom de matrice, donné d’abord à tout l'organe chez la femme, n’eüt formé un préjugé qui plus tard a enlacé les zootomistes, ceux-ci, tout entiers aux impressions des faits, eussent davantage insisté sur la distinction de deux prolongemens de l’utérus, et en eussent traité comme de choses ayant un caractère à part, comme d'organes sui. generis.

Ce qui sera difficilement compris par quiconque n'aurait encore vu qu'une matrice de femme, les conditions primitives d'organisation impriment aux cornes de l'utérus ou à ses angles cette distinction, et en font réellement un organe différent. Le système sanguin est ce qui leur donne ce caractère. Les cornes de la matrice sont alimentées, et par conséquent sont formées à leur origine par une branche de l'artère spermatique. Nous avons vu plus haut que la branche testiculaire se rend

à l'ovaire. La seconde branche, se distribuant aux cornes de la matrice, est done la branche éfférente, celle qui dans le ‘sexe mâle se porte à lépididyme. |

Le corps de la matrice est nourri au contraire , et est par conséquent produit par d’autres artères, les artères utérines. Il en est des parties molles comme des élémens osseux; de la disposition desquels je m’autorise ici, parce que j'en ai autrefois trèés-attentivement examiné les relations et les développemens (voyez Philosophie anatomique, organes respiratoires). I] n’est point, dis-je, de parties organiques qu’on ne puisse considérer comme primitivement distinctes : soutenues d’abord ou suspendues par des lames de tissu cellulaire, elles entrent ultérieurement et par soudure dans de mutuelles associations. Ainsi, différentes dans leur essence, elles se combinent avec quelques parties voismes : léur situation respective les fait tendre les unes vers les autres. Sans le moindre doute elles pourraient ne point se souder, et les oiseaux, pour le cas présent, nous en fourniront un exemple. Mais; s’il leur arrive de l'être, elles participent au même service; elles s’aident et se suppléent respectivement. La double origine de l’utérus et de ses cornes démontre'en effet leur indépendance primordiale, Mais, en admettant cette conclusion, je suis tenu d’insister sur cette remarque : Si les cornes de la

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