‹ Philosophie, beaux arts et belles lettres, correspondance, mélanges. ExtraitsChapitre 4 sur 153 · Voir la lettre à Voltaire, page · texte numérisé non relu

Voir la lettre à Voltaire, page

Deux morceaux achevés, bien qu'écrits, comme toujours, au courant de la plume, nous apprennent comment il est devenu Philosophe, comment critique d'art, comment le célèbre écrivain auquel le dixneuvième siècle érigera une statue ; et cette analyse psychologique, cette confession du penseur et de l'artiste resteront comme la meilleure des initiations à ces deux grandes manifestations de l'intelligence et de l'ame humaines : la philosophie et les beaux-arts *.

Son œuvre a été signalé par les plus grands génies de son temps, et a été, dans la suite, jugé par tous les maîtres de la critique. Voltaire et Jean-Jacques Rousseau avaient dit de lui :

« Un si beau génie, à qui la nature a donné de si grandes ailes! ... Tout est dans la sphère de l'activité de son génie...»

K Génie transcendant comme il n'y en a pas deux dans ce siècle. )>

Après ces éloges mémorables, mais vagues et empreints de partialité, sinon d'engouement, qui désignaient Diderot à l'admiration de ses contemporains, sont venus les jugements, les analyses, les études littéraires, philosophiques et morales, d'hommes supérieurs, chacun dans leur genre, qui, considérant dans toutes ses parties l'œuvre de Diderot, en relevant avec exactitude les beautés et les défauts, le bon et le mauvais, ont déterminé la véritable valeur de cette intelligence supérieure, de cette sensibilité extrême; ont fixé la place qu'il doit occuper dans l'histoire de la littérature et de la philosophie française; indiqué l'influence heureuse ou malsaine qu'il a exercée et qu'il pourrait exercer encore sui* les progrès de l'esprit et des mœurs de notre nation.

« Esprit vaste, mais inconséquent, peu d'accord par sa nature avec ses propres opinions, enthousiaste et sceptique; bon homme exprimant parfois des vœux atroces, capable de toute vertu, et destructeur de toute morale...

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