‹ Philosophie de l'art (volume 2)Chapitre 49 sur 64 · SvÇjv 0£OÎ · texte numérisé non relu

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À cette classification des valeurs morales correspond, degré par degré, une classification des valeurs littéraires. Toutes choses égales d’ailleurs, l’œuvre qui exprime un caractère bienfaisant est supérieure à l’œuvre qu exprime un caractère malfaisant. Deux œuvres étant données, si toutes deux mettent en scène, avec le même talent d’exécution, des forces naturelles de la même grandeur, celle qui nous représente un héros vaut mieux que celle qui nous représente un pleutre, et, dans cette galerie des œuvres d’art viables qui forment le musée définitif de la pensée humaine, vous allez voir s’établir, d’après notre nouveau principe, un nouvel ordre de rangs.

Aux plus bas degrés sont les types que préfèrent la littérature réaliste et le théâtre comique, je veux dire les personnages bornés, plats, sots, égoïstes, faibles et communs. En effet, ce sont ceux que présente la vie ordinaire ou qui peuvent fournir au ridicule. Nulle part vous n’en trouverez un plus complet assemblage que dans les Scènes de la vie bourgeoise d’Henri Monnier, Presque tous les bons romans recrutent ainsi leurs figures secondaires : le Sancho de Don Quichotte , le* escrocs râpés des romans picaresques, les squires, los théologiens et les servantes de Fielding, les lairds économes et les prédicants aigres de Walter Scott, toute

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PHILOSOPHIE DE L’ART la population inférieure qui grouille dans la Comédie humaine de Balzac et dans le roman anglais contemporain, nous en fourniront d’autres échantillons. Ces écrivains, s’étant proposé de peindre les hommes tels qu’ils sont, ont été obligés de les peindre incomplets, mélangés, inférieurs, la plupart du temps avortés dans leur caractère ou rétrécis par leur condition. Quant au théâtre comique, il suffit de citer Turcaret, Basile, Orgon, Àrnolphe, Harpagon, Tartuffe, George Dandin, tous les marquis, tous les valets, tous les pédants, tous les médecins de Molière; c’est le propre du comique d’étaler aux yeux l’insuffisance humaine. — Mais les grands artistes, auxquels les exigences de leur genre ou l’amour de la vérité nue ont imposé l’étude de cette triste espèce, ont couvert par deux artifices la médiocrité et la laideur des caractères qu’ils figuraient. Ou bien ils en font des accessoires et des repoussoirs qui servent à mettre en relief quelque figure principale : c’est le procédé le plus fréquent des romanciers, et vous pouvez l’étudier dans le Don Quichotte de Cervantes, dans Eugénie Grandet de Balzac, dans Madame Bovary de Gustave Flaubert. Ou bien ils tournent nos sympathies contre le personnage ; ils le font tomber de mésaventure en mésaventure, ils excitent contre lui le rire désapprobateur et vengeur, ils montrent avec intention les suites malencontreuses de son insuffisance, ils chassent et expulsent de la vie le défaut qui domine en lui. Le spectateur, devenu hostile, se trouve satisfait ; il éprouve le même plaisir à voir écraser la sottise et

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1 egoïsme qu’à voir se déplbyer la bonté et la force : le bannissement d’un mal vaut le triomphe d’un bien. C’est le grand procédé des comiques; mais les romanciers eux-mémes en usent, et vous en verrez le succès.» non seulement dans les Précieuses , l'École des femmes , les Femmes savantes et tant d’autres pièces de Molière, mais encore dans le Tom Jones de Fielding, dans le Martin Chuzzlewit de Dickens et dans la Vieille fille de Balzac. — Néanmoins le spectacle de ces âmes rapetissées ou boiteuses finit par laisser dans le lecteur un vague sentiment de fatigue, de dégoût, même d’irritation et d’amertume; si elles sont très nombreuses et occupent la principale place, on est écœuré. Sterne, Swift, les comiques anglais de la Restauration, beaucoup de comédies et de romans contemporains, les scènes d’Henri Monnier, finissent par rebuter; l’admiration ou l’approbation du lecteur sont mêlées de répugnance : il est déplaisant de voir de la vermine, même quand on l’écrase, et nous demandons qu’on nous montre des créatures d’une pousse plus forte et d’un caractère plus haut.

A cet endroit de l’échelle, se place une famille de types puissants, mais incomplets, et en général dépourvus d’équilibre. Une passion, une faculté, une disposition quelconque d’esprit ou de caractère s’est développée en eux avec un accroissement énorme, comme un organe hypertrophié, au détriment du reste, parmi toutes sortes de ravages et de douleurs. Tel est le thème ordinaire des littératures dramatiques ou philoso-

phiques ; car, d’une part, les personnages ainsi construits sont les plus propres à fournir à l’écrivain les événements touchants et terribles, les luttes et les volteface de. sentiments, les déchirements intérieurs dont il a besoin pour son théâtre ; et, d’autre part, ils sont les plus propres à manifester aux yeux du penseur les mécanismes de pensée, les fatalités de structure, toutes les puissances obscures qui agissent en nous, sans que nous en ayons conscience, et qui sont les souveraines aveugles de notre vie. Vous les trouverez chez les tragiques giecs, espagnols et français, chez lord Byron et Victor Hugo, chez la plupart des grands romanciers, depuis Don Quichotte jusqu’à Werther et Madame Bovary . Tous ont montré la disproportion de l’homme avec luimême et avec le monde, la domination d’une passion ou d’une idée maîtresse : en Grèce, l’orgueil, la rancune, la fureur guerrière, l’ambition meurtrière, la vengeance filiale, tous les sentiments naturels et spontanés ; en Espagne et en France, l’honneur chevaleresque, l’amour exalté, la ferveur religieuse, tous les sentiments monarchiques et cultivés; en Europe, de nos jours, la maladie intérieure de l’homme mécontent de lui -même et de la société. Mais nulle part cette race d’âmes véhémentes et souffrantes ne s’est propagée en espèces plus vigoureuses, plus complètes et plus distinctes que chez les deux grands connaisseurs de l’homme, Shakespeare et Balzac. Ce qu'ils peignent toujours de préférence, c’est la force gigantesque, mais malfaisante à autrui ou à elle-même. Dix lois sur douze, le principal personnage est chez eux un

LÈ DEGRÉ DE BIENFAISANCE Dü CARACTÈRE 293 maniaque ou un scélérat; il est doué des facultés les plus fines et les plus fortes, parfois des sentiments les plus généreux et les plus délicats; mais, par un manque de direction supérieure, ces puissances le conduisent à sa perte ou se déchaînent aux dépens d’autrui : la superbe machine éclate, ou broie les passants dans sa course. Comptez les héros de Shakespeare, Coriolan, Hotspur, Hamlet, Lear, Timon, Leontès, Macbeth, Othello, Antoine, Cléopâtre, Roméo, Juliette, Desdémone, Ophélia, les plus héroïques et les plus purs, tous emportés par la fougue de l’imagination aveugle, par le frémissement de la sensibilité folle, par la tyrannie de la chair et du sang, par l’hallucination des idées, par l’afflux irrésistible de la colère ou de l’amour ; joignez-y les âmes dénaturées et carnassières qui se lancent comme des lions dans le troupeau des hommes, Iago, Richard III, lady Macbeth, tous ceux qui ont fait sortir de leurs veines «la dernière goutte du lait de la nature humaine »; et vous trouverez dans Balzac les deux groupes de figures correspondantes, d’un côté, les monomanes, Hulot, Claës, Goriot, le cousin Pons, Louis Lambert, Grandet, Gobseck, Sarrazine, Frauenhofer, Gambara, collectionneurs, amoureux, artistes et avares ; de l’autre, les bêtes de proie, Nucingen, Vautrin, du Tillet, Philippe Brideau, Rastignac, du Marsay, les Marneffe mâle et femelle, usuriers, escrocs, courtisanes, ambitieux, gens d’affaires, partout des espèces puissantes et monstrueuses, nées de la même conception que celles de Shakespeare, mais par un enfantement plus laborieux,

dans un air déjà respiré et vicié par trop de générations humaines, avec un sang moins jeune et toutes les déformations, toutes les maladies, toutes les tares d’une vieille civilisation. — Ce sont là les œuvres littéraires les plus profondes ; elles manifestent mieux que les autres les caractères importants, les forces élémentaires, les couches profondes de la nature humaine. On éprouve, en les lisant, une sorte d’émotion grandiose, celle d’un homme introduit dans le secret des choses, admis à contempler les lois qui gouvernent l’àme, la société et l’histoire. Néanmoins l’impression qu’on en garde est pénible : on a vu trop de misères et trop de crimes; les passions, développées et entre-choquées à outrance, ont étalé trop de ravages. Avant d’entrer dans le livre, nous regardions les objets par leurs dehors, paisiblement, machinalemenl, comme un bourgeois qui assiste à quelque défilé de troupes accoutumé et monotone. L’écrivain nous a pris par la main et nous a conduits sur le champ de bataille; nous voyons les armées se heurter sous la mitraille, et couvrir le sol de leurs morts.

Montons encore un degré, et nous arrivons aux personnages accomplis, aux héros véritables. On en trouve plusieurs dans la littérature dramatique et philosophique dont je viens de vous parler. Shakespeare et ses contemporains ont multiplié les images parfaites de l’innocence, de la bonté, de la vertu, de la délicatesse féminines; à travers toute la suite des siècles, leurs conceptions ont reparu sous diverses formes dans le roman ou le drame

LE DEGRÉ DE BIENFAISANCE DÜ CARACTÈRE 205 anglais, et vous verrez les dernières filles de Miranda et d’Imogène dans les Esther et les Agnès de Dickens. Les caractères nobles et purs ne manquent point dans Balzac lui-même : Marguerite Claês, Eugénie Grandet, le marquis d’Espars, le Médecin de campagne sont des modèles. Même on pourrait trouver, dans le vaste champ des littératures, plusieurs écrivains qui, de parti pris, ont mis en scène les beaux sentiments et les âmes supérieures, Corneille, Richardson, George Sand : l’un dans Polyeucte , le Cid , les Horace , en représentant l’héroïsme raisonneur : l’autre dans Paméla , Clarisse et Grandison, en faisant parler la vertu protestante ; l’autre dans Mau praty François le Champi , la Mare au Diablef Jean de la Roche et tant d’autres œuvres récentes, en peignant la générosité native. Quelquefois enfin, un artiste supérieur, Goethe dans son Hermann et Dorothée et surtout dans son Iphigénie , Tennyson dans les Idylles du roi et la Princesse , ont essayé de remonter au plus haut du ciel idéal. Mais nous en sommes tombés, et ils n’y reviennent que par des curiosités d’artiste, des abstractions de solitaire et des recherches d’archéologue. Pour les autres, quand ils mettent en scène des personnages parfaits, c’est tantôt en moralistes, tantôt en observateurs : dans le premier cas, pour plaider une thèse, avec une nuance sensible de froideur ou de parti pris; dans le second cas, avec un mélange de traits humains, d’imperfections foncières, de préjugés locaux, de fauies anciennes, prochaines ou possibles, qui rapprochent la <îgure idéale des figures réelles, mais qui ternissent la

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splendeur de sa beauté. L’air des civilisations avancées n’est pas bon pour elle; c’est ailleurs qu’elle apparaît, dans les littératures épiques et populaires, quand l’inexpérience et l'ignorance laissent à l’imagination tout son vol. — Il y a une époque pour chacun des trois groupes de types et pour chacun des trois groupes de littératures ; ils tendent à se produire, l’un au déclin, l’autre pendant la maturité, l’autre dans la première jeunesse d’une civilisation. Aux époques très cultivées et très raffinées, dans les nations un peu vieillies, au siècle des hétaïres en Grèce, dans les salons de Louis XIV et dans les nôtres, paraissent les types les plus bas et les plus vrais, les littératures comiques et réalistes. Aux époques adultes, quand la société est dans son plein développement, quand l’homme est au milieu de quelque grand* carrière, en Grèce au ve siècle, en Espagne et en Angleterre à la fin du xvic, en France auxvne siècle et aujourd’hui, paraissent les types puissants et souffrants, les littératures dramatiques ou philosophiques. Aux époques intermédiaires, qui sont, d’un côté, une maturité et, de l’autre, un déclin, aujourd’hui par exemple, les deux âges se mêlent par un empiètement réciproque, et chacun d’eux enfante les créations de l’autre à côté des siennes. — Mais les créatures vraiment idéales ne naissent abondamment que dans les époques primitives et naïves, et c’est toujours dans les âges reculés, à l’origine des peuples, parmi les songes de l’enfance humaine, qu’il faut remonter pour trouver les héros et les dieux Chaque peuple a les siens; il les a tirés de son cœur

LE DEGRE DE BIENFAISANCE DD CARACTÈRE 297 il les nourrit de ses légendes; à mesure qu’il s’avance dans la solitude inexplorée des âges nouveaux et de l’histoire future, leurs images immortelles luisent devant ses yeux, comme autant de génies bienfaisants chargés de le conduire et de le protéger. Tels sont les héros dans les vraies épopées, Siegfried dans les Nibelungen , Roland dans nos vieilles chansons de geste, le Cid dans le Romancero , Rostan dans le Livre des Rois , Antar en Arabie, Ülysse et Achille en Grèce. — Plus haut encore et dans un ciel supérieur sont les révélateurs, les sauveurs et les dieux, ceux de la Grèce peints dans les poèmes d’Homère, ceux de l’Inde entrevus dans les hymnes védiques, dans les antiques épopées et dans les légendes bouddhiques, ceux de la Judée et du christianisme représentés dans les Psaumes, dans les Évangiles, dans l’Apocalypse et dans cette chaîne continue de confidences poétiques dont les derniers et les plus purs anneaux sont les Fioretti et l'Imitation. Là l'homme, transfiguré et agrandi, atteint toute son ampleur; divinisé ou divin, rien ne lui manque ; si son esprit, sa force ou sa bonté ont des limites, c’est à nos yeux et à notre point de vue. 11 n’en a pas aux yeux de sa race et de son siècle; la croyance lui a donné tout ce que l’imagination avait conçu; il est au faîte, et tout à côté de lui, au faîte des œuvres d’art, se placent les œuvres sublimes et sincères qui ont porté son idée sans fléchir sous son poids.

Jonsidérons maintenant l’homme physique avec le? arts qui le manifestent, et cherchons quels sont pour lui les caractères bienfaisants. — Le premier de tous, sans conteste, est la santé intacte, même la santé florissante. Un corps souffreteux, amaigri, languissant, exténué, est plus faible; ce qu’on appelle l’animal vivant est un ensemble d’organes avec un ensemble do fonctions ; tout arrêt partiel est un pas vers l’arrêt total; la maladie est une destruction commencée, une approche de la mort. — Par la même raison, il faut ranger parmi les caractères bienfaisants l’intégrité du type naturel, et cette remarque nous conduit fort loin dans la conception du corps parfait; car elle en exclut, non seulement les grosses difformités, les déviations de l’échine et des membres, et toutes les vilainies que peut présenter un musée pathologique, mais encore les altérations plus légères que le métier, la profession, la vie sociale introduisent dans les proportions et les dehors de l’individu. Un forgeron a les bras trop gros ; un tailleur de pierre a l’échine courbée ; un pianiste a les mains sillonnées de tendons et de veines, allongées à l’excès et terminées par des doigts aplatis ; un avocat, un médecin, un homme de bureau et d’affaires porte, dans ses muscles amollis et dans son visage tiré, l’empreinte universelle de sa vie

cérébrale et sédentaire. Les effets du costume, surtout du costume moderne, ne sont pas moins fâcheux ; il n’y a que les vêtements lâches, flottants, aisément et souvent quittés, la sandale, la chlamyde, le péplum antiques, qui ne gênent pas le corps naturel. Nos chaussures collent ensemble les doigts du pied et les creusent sur le côté par le contact ; les corsets, les corps de jupe de nos femmes étriquent leur taille. Voyez un bain d’hommes en été, et comptez tant de déformations tristes ou grotesques, entre autres la couleur crue ou blafarde de la peau; elle a perdu l’habitude de la lumière, son tissu n’est plus ferme; elle frémit et se hérisse au moindre souffle d’air ; elle est dépaysée, elle n’est plus en harmonie avec les choses environnantes; elle diffère autant de la chair saine qu’une pierre tirée récemment de la carrière diffère d’un roc qui a vécu longtemps sous la pluie et le soleil : toutes deux ont perdu leur ton naturel et sont des déterrées. Suivez jusqu’au bout ce principe ; à force d’écarter toutes les alterations que la civilisation impose au corps naturel, vous verrez apparaître les premiers linéaments du corps parfait.

A présent, voyons-le à l’œuvre; son action, c’est son mouvement. Nous compterons donc parmi les caractères bienfaisants toutes ses capacités de mouvement physique : il faut qu’il soit apte et préparé à tous les exercices et emplois de sa force, qu’il ait la structure de charpente, les proportions de membres, l’ampleur de poitrine, la souplesse d’articulations, la résistance de muscles nécessaires pour courir, sauter, porter, frapper, corn-

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battre, résister à l'effort et à la fatigue. Nous lui donnerons toutes ces perfections corporelles, sans faire prédominer l’une au détriment de l’autre; elles seront toutes en lui au plus haut degré, mais avec équilibre et harmonie : il ne faut pas qu’une force entraîne une faiblesse, et que, pour être développé, il se trouve amoindri. — Ce n’est pas tout encore; aux dispositions athlétiques et à la préparation gymnastique, nous ajouterons une âme, c’est-à-dire une volonté, une intelligence et un cœur. L’être moral est le terme ët comme la fleur de l’animal physique : si le premier faisait défaut, le second ne serait pas complet; la plante semblerait avortée, elle n’aurait pas sa couronne suprême, et un corps si parfait ne s’achève que par une âme parfaite1. Nous montrerons cette âme dans toute l’économie du corps, dans l’attitude, dans la forme de la tête, dans l’expression du visage ; on sentira qu’elle est libre et saine, ou supérieure et grande. On devinera son intelligence, son énergie et sa noblesse; mais on ne fera que les deviner. Nous les indiquerons, nous ne les mettrons pas en saillie : nous ne pouvons pas les mettre en saillie ; si nous le tentions nous nuirions au corps parfait que nous voulons représenter. — Car la vie spirituelle s’oppose dans l’homme à la vie corporelle : quand il monte haut dans la première, il néglige ou subordonne la seconde; il se regarde comme une âme embarrassée d’un corps; sa machine

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