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à répoque contemporaine d'une antre histoire, pour retrouver sous des altérations secondaires le fond national toujours intact et persistant.
Yoilà le granit primitif ; il dure une vie de peuple et sert d'assise aux couches successives que les périodes successives viennent déposer à la surface. — Si vous cherchiez plus bas, tous trouveriez encore des fondements plus profonds ; là sont des strates obscures et gigantesques qaela linguistique commence à mettre à nu. Par-dessous les caractères des peuples sont les caractères des races. Certains traits généraux accusent de vieilles parentés entre des nations de génie différent; les Latins, les Grecs, les Germains, les Slaves, les Celtes, les Persans, les Hindous sont des rejetons de la même souche ancienne; ni les migrations, ni les croisements, ni les transformations du tempérament n'ont pu entamer en eux certaines aptitudes philosophiques et sociales, certaines manières générales de concevoir la morale, de comprendre la nature, d'exprimer la pensée. D'autre part, ces traits fondamentaux qui leur sont communs à tous ne se rencontrent pas dans une race différente, comme le Sémite et le Chinois ; ceux-ci en ont d'autres et du même ordre. Les différentes races sont entre elles, au moral, comme un vertébré, un articulé, un mollusque sont entre eux, au physique; ce sont
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des êtres construits sur des plans distincts et qui appartiennent à des embranchements distincts. — Enfin, au plus bas étage, se trouvent les carac- 1 tères propres à toute race supérieure et capable de civilisation spontanée, c'est-à-dire douée deV^ cette aptitude aux idées générales qui est Tapanage de rhomme et le conduit à fcmder des sociétés, des religions, des philosophies et des arts ; de pareilles dispositions subsistent à travers toutes les différences de race, et les diversités physiologiques qui maîtrisent le reste ne parviennent pas à les entamer.
Tel est Tordre dans lequel se superposent les couches de sentiments, d'idées, d'aptitudes et d'instincts qui composent une âme humaine. Vous voyez comment, en descendant des supérieures aux inférieures, on les trouve toujours plus épaisses, eTcomment leur importance se mesure à leur stabilité. La règle que nous avons empruntée aux sciences naturelles trouve ici tout son emploi et se vérifie dans toutes ses suites. Caries caractères les plus stables sont, en histoire comme en histoire naturelle, les plus élémentaires, les plus intimes et les plus généraux. — Dans Tindividu psychologique comme dans Tindividu organique, il faut distinguer les caractères primitifs et les caractères ultérieurs, les éléments qui sont primordiaux et leur agencement qui est dérivé. Or
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an caractère est élémentaire,lorsqn'iI est connnim à toutes les demarcTies de rintelligencQ.: telle est raptitndë à penser par images l)nisques ou par longues files d'idées exactement enchaînées; elle n'est pas propre à certaines démarches particulières de rintelligence ; elle établit son empire snr toutes les provinces de la pensée humaine et exerce son action sur toutes les productions de Tesprit humain ; sitôt que Thomme raisonne, imagine et parle, elle est présente et commandante ; elle le pousse en un certain sens, elle lui barre certaines issues. Il en est ainsi des autres. Ainsi, plus un caractère est élémentaire, plus son ascendant est étendu. — Mais, plus son ascendant est étendu, plus il est stable. Ce sont des situations déjà fort générales et, partant, des dispositions non moins générales, qui déterminent les périodes historiques et leur personnage régnant, le plébéien dévoyé et inassouvi de notre ^ècle, le seigneur courtisan et homme de salon de Tâge classique, le baron solitaire et indépendant du moyen âge. Ce sont des caractères bien plus intimes et tous liés au tempérament physique qui constituent les génies nationaux : en Espagne, le besoin de la sonsalion ùpre et poignante et la détente terrible de l'imagination exaltée et concentrée; en France, le besoin des idées nettes et conliguësetla démarche aisée de la raison agile.
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Ce sont les dispositions les plus élémentaireSi c'est la langue munie ou dépourvue de grammaire, c'est la phrase capable ou incapable de période, c'est la pensée^tantôt réduite à une sèche notation algébrique, tantôt flexible, poétique et nuancée, tantôt passionnée, âpre et d'explosion violente, qui constituent les races, le Chinois, l'Aryen et le Sémite. Ici, comme dans l'histoire naturelle, il faut regarder l'embryon de l'esprit naissant pour y démêler les traits distinctifs de l'esprit développé et complet ; les caractères de l'âge primitif sont les plus signiflcatifs de tous ; d'après la structure de la langue et l'espèce des mythes, on entrevoit la forme future de la religion, de la philosophie de la société et de l'art, comme d'après la présence, l'absence ou le nombre des cotylédons on devine l'embranchement auquel appartient la plante et les traits principaux de son type. — Vous voyez que, dans le règne humain et dans le règne animal ou végétal, le principe de la subordination des caractères établit la même hiérarchie ; le rang supérieur et l'importance première appartiennent aux caractères les plus stables ; et, si ceux-ci sont plus stables, c'est qu'étant plus élémentaires, ils sont présents sur une plus grande surface et ne sont emportés que par une plus grande révolution.
A cette échelle des valeurs morales correspond, échelon par échelon, l'échelle des valeurs littéraires. Toutes choses égales d'ailleurs, selon que le caractère mis en relief par un livre est plus ou moins important, c'est-à-dire plus ou moins élémentaire et stable^ ce livre est plus ou moins beau, et vous allez voir les couehes de géologie morale communiquer aux œuvres littéraires qui les expriment leur degré propre de puissance et de durée.
Il y a d'abord une littérature de mode qui exprime le caractère à la mode ; elle dure comme lui trois ou quatre ans, quelquefois moins ; d'ordinaire elle pousse et tombe avec les feuilles de l'année : c'est la romance, la farce, la brochure.
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la nouvelle en vogue. Lisez, si vous en avez le cou** rage, un vaudeville ou une facétie de 1835, la pièce vous tombera des mains. Souvent on essaye d'en remettre une au théâtre ; il y a vingt ans, elle faisait fureur; aujourd'hui les spectateurs bâillent et elle disparait bien vite de Taffiche. Telle romance qu'on chantait sur tous les pianos est devenue ridicule; on la trouve fade et fausse; tout au plus, vous la rencontrerez dans une province éloignée et arriérée; elle exprimait quelqu'un de ces sentiments éphémères qu'une faible variation des mœurs suffit pour emporter; la voilà démodée, et nous nous étonnons d'avoir pris plaisir à des sottises. C'est ainsi que, parmi les écrits innombrables qui s'étalent au jour, le temps fait son triage ; avec les caractères superficiels et peu tenaces, il enlève les œuvres qui les exprimaient.
D'autres œuvres correspondent à des caractères un peu plus durables « et semblent des chefsd'œuvre à la génération qui les lit. Telle fut cette Astrée si célèbre que composa d'Uifé au commencement du xvii"^ siècle, roman pastoral, infiniment long, encore plus fade^ berceau de feuillage et de fleurs où les hommes, lassés par les meurtres et le brigandage des guerres religieuses, vinrent écouter les soupirs et les délicatesses de Céladon. Tels furent ces romans de mademoiselle de Sou-
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déry, le Grand Cyrus^ la Clélie, où la galanterie exagérée, raffinée et compassée, introduite en France par les reines e^agnoles, les dissertations nobles de la langue nouvelle, les sobtilitésdu cœur et le cérémonial de la politesse s'étalèrent comme les rol>es majestueuses et les révérences raides de l'hôtel de Rambouillet Quantité d'œuvres ont eu ce genre de mérite et ne sont plus aujourd'hui que des documents d'tûsloire : par exemple^ VEuphfies de Lily, VAdtme de Marini, VHiidibras de Butler, les pastorales bibliques de Gressner. Nous ne manquons point aujourd'hui de pareils écrits, mais j'aime mieux ne pas les citer; remarquez seulement que vers 1806 « M. Esménard tenait à Paris l'état de grand homme (1) », et comptez tant d'œuvres qui ont paru sublimes au début de la révolution littéraire dont nous voyons aujourd'hui la fin : Atala^ le dernier Abeneerrage^ les NatcheZy et plusieurs personnages de madame de Staêl et de lord Byron. A présent le premier stade de la carrière a été franchi, et, de la distance où nous sommes, nous démêlons sans peine l'emphase et l'affectation que les contemporains ne voyaient pas. La célèbre élégie de Millevoye sur la Chute des feuilles nous laisse aussi froids que les Messéniennes de Casimir Delavigne; c*est
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que les deux œuvres, demi-classiques et demiromantiques, convenaient par leur caractère mixte à une génération placée sur la frontière de deux périodes, et leur succès a eu justement la durée du caractère moral qu'elles manifestaient. Plusieurs cas très remarquables montrent, avec une évidence parfaite, comment la valeur de l'œuvre croît et décroît avec la valeur du caractère exprimé. Il semble qu'ici la nature ait, de dessein prémédité, institué Texpérience et la contre-expérience. On peut citer des écrivains qui, parmi vingt ouvrages secondaires, ont laissé uu ouvrage de premier ordre. Dans l'un et l'autre cas, le talent, l'éducation, la préparation, l'effort, tout était pareil ; cependant, dans le premier, il est sorti du creuset une œuvre ordinaire; dans le second, un chef-d'œuvre a paru au jour. C'est que, dans le premier cas, l'écrivain n'avait exprimé que des caractères superficiels et éphémères, tandis que, dans le seQond, il a saisi des caractères durables et profonds. Lesage a écrit douze volumes de romans imités de l'espagnol, et l'abbé Prévost, vingt volumes de nouvelles tragiques ou touchantes; les curieux seuls vont les chercher, mais tout le monde a lu Gil Bios et Manon Lescaut. C'est que, deux fois, une chance heureuse a mis sous la main de l'artiste un type stable dont chacun retrouve les traits dans la
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société qui rentoure ou dans les sentiments de son propre cœur. Gil Blas est un bourgeois muni de réducation classique, ayant traversé les différentes conditions de la société et fait fortune, de conscience assez large, un peu valet pendant toute sa vie, « un peu picaro » dans sa jeunesse, s*accommodant à la morale du monde, point du tout stoïcien, encore moins patriote, attnqpant sa part du gâteau, et mordant à belles dents dans le gâteau public, mais gai, sympathique, point hypocrite, capable de se juger à l'occasion, ayant des retours de probité» avec un fonds d'honneur et de bonté, et finissant par la vie rangée et honnête. Un pareil caractère, moyen en toutes choses, une pareille destinée, si mélangée et traversée, se rencontrent aujourd'hui et se rencontreront demain comme au xvii^ siècle. Pareillement, dans Manon Lescaut^ la coui*tisane qui est bonne fille, immorale par le besoin du luxe, mais affectueiKe par instinct, capable à la lin de payer d'un amour égal Tamour absolu qui pour elle a fait tons les sacrifices, est un type si visiblement durable, que George Sand dans Leone Leoni, et Victor Hugo dans Mur ion Deiorme l'ont repris pour le mettre en scène, en retournant les rôles ou en changeant le moment. — De Foé a éci it deux cents volumes et Cervantes je ne sais combien de drames et de nouvelles^ l'uu a\ec la vraisemblance de détails.
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lâ minutie, l'exactitude sèche d'un puritain homme d'affaires, l'autre avec l'invention, le brillant, l'insuffisance, la générosité d'un Espagnol aventurier et chevalier : il reste de Tun Robinson Crusoé et de l'autre Don Quichotte. C'est que Robinson est d'abord le véritable Anglais, tout . pétri dés profonds instincts de sa race encore ^ visibles dans le matelot et le squatter de son pays, / violent et raide dans ses résolutions, protestant/ et biblique de cœur, avec ces sourdes fermenta-| tions d'imagmation et de conscience qui amènenj la crise de la conversion et de la grâce, énergique, obstiné, patient, infatigable, né pour le travail, capable de défricher et de coloniser des continents; c'est que le même personnage, outre le caractère national, offre aux yeux la plus grande
épreuve de la vie humaine et l'abrégé de toute l'invention humaine, en montrant l'individu arraché à la société civilisée et contraint de retrouver,par son effort soUlaire,tant d'arts et tant d'industries dont les bienfaits nous entourent, comme l'eau entoure un poisson, à toute heure et à notre insu. — Pareillement, dans Don Quichotte^ vous voyez d'abord l'Espagnol chevaleresque et malade d'esprit, tel que huit siècles de croisades et de rêves exagérés l'avaient fait, mais en outre un des personnages éternels de l'histoire humaine, ridéaUste héroïque, sublime, songe-creux, maigre
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et battu; et tout en regard, pour fortifier rimpression, le lourdaud sensé, positiviste, vulgaire et gras. — Vous citerai-je encore un de ces personnages immortels dans lesquels une race et une j époque se reconnaissent, et dont le nom devient âjx des mots courants de la langue, le Figaro de Beaumarchais, sorte de Gil Blas plus nerveux et plus révolutionnaire que Tautre? Et pourtant l'auteur n'était qu'un homme de talent; il était trop pétillant d'esprit pour créer, comme Molière, des âmes vivantes ; mais un jour, se peignant lui-même avec sa gaieté, ses expédients, ses irrévérences, ses reparties, son courage, sa bonté foncière, sa verve inépuisable, il a peint, sans le vouloir, le portrait du vrai Français, et son talent s'est élevé jusqu'au génie. — La contre-épreuve a été faite, et il y a des cas où le génie est descendu jusqu'au talent. Tel écrivain, qui sait dresser en pied et faire mouvoir les plus grands personnages, laisse, dans son peuple de figures, un groupe de créatures non viables, qui, au bout d'un siècle, semblent mortes ou choquantes, que le ridicule atteint, dont tout l'intérêt est pour les antiquaires et les historiens. Par exemple les amoureux de Racine sont des marquis; pour tout caractère, ils ont de bonnes façons; l'auteur arrangeait leurs sentiments pour ne pas déplaire aux c< petits maîtres i» ; il les faisait galants ; entre
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ses mains, ils devenaient des poupées db cour; encore aujourd'hui, les étrangers, même instruits, ne peuvent supporter M. Hippolyte et M. Xipharès. — Pareillement, dans Shakspeare, les clowns n'amusent plus et les jeunes gentilshommes paraissent extravagants; il faut être critique et curieux de profession pour se mettre au point de vue; leurs jeux de mots rebutent; leurs métaphores sont inintelligibles ; leur galimatias prétentieux est une convention du xv!"" siècle,comme la tirade épurée est une bienséance du xvji<^ siècle. Ce sont là aussi des personnages de mode ; le dehors et Teffet du moment sont si prédominants en eux que le reste disparaît. — Vous voyez, par cette double expérience, Timportance des caractères profonds et durables, puisque leur manque rabaisse au second rang une œuvre de grand homme, et que leur, présence élève l'œuvre d'un talent moindre au premier rang.
C'est pourquoi, si l'on parcourt les graQdcs œuvres littéraires, on trouvera que toutes manifestent un caractère profond et durable, et que leur place est d'autant plus haute que ce caractère est plus durable et plus profond. Elles sont des résumés qui présentent à l'esprit, sous une forme sensible, tantôt les traits principaux d'une période historique, tantôt les instincts et les facultés primordiales d'une race, tantôt quel-
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que fragment de rhoDune oniversel et ces forceà psychologiques élémentaires qui sont les dernières raisons des événements humains. — Noas n'avons pas besoin, pour nous en convaincre, de passer en revue les diverses littératures. Il tous suffira de remarquer l'emploi que Ton fait aujourd'hui des œuvres littéraires en histoire. C'est par elles que Ton supplée à l'influence des mémoires, des constitutions et des pièces diplomatiques; elles nous montrent, avec une clarté et une précision étonnantes, les sentiments des diverses époques, les instincts et les aptitudes des diverses races, tous les grands ressorts cachés dont Téquilibre maintient les sociétés et dont le désaccord amène les révolutions. — L'histoire positive et la chronologie de l'Inde ancienne sont presque nulles ; niais ses poèmes héroïques et sacrés nous restent, et nous y voyons son âme à nu, je veux dire Tespèce et l'état de son imagination, rénormité et la liaison de ses rêves, la profondeur et le trouble de ses divinations philosophiques, le principe intérieur de sa religion et de ses institutions. — Considérez l'Espagne à la fin duxvi*" siècle et au commencement du xvn*; si vous lisez La^arille de Tomes et les romans picaresques, si vous éludiez le théâtre de Lope, de Calderou et des autres dramatistes, vous verrez $Ui*jj;ii* devant vous deux figures vivantes, le gueux
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et le cavalier, qui vous montreront toutes les misères, toutes les grandeurs et toute la folie de cette étrange civilisation. — iPlus l'œuvre es belle^ plus les caractères qu'elle manifeste sont intimes)^ On pourrait extraire de Racine tout le système de sentiments monarchiques de notre ivii* siècle, le portrait du roi, de la reine, des enfants de France, des courtisans nobles, des dames d'honneur et des prélats, toutes les idées maîtresses du temps, fidélité féodale, honneur chevaleresque, sujétion d'antichambre, politesse de palais, dévouement de sujet et de domestique, perfection des manières^ empire et tyrannie des bienséances, délicatesses artificielles et naturelles de langage, de cœur, de christianisme et de morale, bref les habitudes et les sentiments qui composent les principaux traits de l'ancien régime. — Nos deux grandes épopées modernes, la Divine comédie et Faust, sont l'abrégé des deux grandes époques de l'histoire européenne. L'une montre la façon dont le moyen âge a envisagé la vie, l'autre montre la façon dont nous l'envisageons. L'une et l'autre expriment la plus haute vérité que deux esprits souverains, chacun dans leur temps, aient atteinte. Le poème de Dante est la peinture de l'homme qui, ravi hors de ce monde éphémère, parcourt le monde surnaturel, seul définitif et subsistant; il y monte conduit
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