‹ Philosophie de l'art (volume 5)Chapitre 30 sur 41 · S90 DE L*1DÉAL DANS L*ART · texte numérisé non relu

S90 DE L*1DÉAL DANS L*ART

c'est là pour eux une propriété ultérieure, qui u'empèche pas leur propriété primitive d'avoir toute son importance et tous ses droits. La valeur propre de la couleur est donc énorme, et le parti que les peintres prennent à son endroit détermine le reste de leur œuvre. ^Mais,dans cet élément, il y a plusieurs éléments, d'abord le degré général de clarté ou d'obscurité ; Guide fait blanc, gris argenté, gris ardoisé, bleu pâle ; il peint tout en pleine lumière. Caravage fait noir , brun charbonneux , intense , terreux ; il peint tout dans Tombre opaque. — D'autre part l'opposition des clairs et des noirs est, dans le même tableau, plus ou moins forte et plus ou moins ménagée. Vous connaissez la gradation délicate qui, chez Vinci, fait insensiblement émerger la forme du n^ilieu de l'ombre, la gradation délicieuse qui, chez Corrège, fait sortir la clarté plus forte de la clarté universelle, l'apparition violente par laquelle, chez Ribera, un ton clair éclate subitement sur la noirceur lugubre, Tair humide et jaunâtre dans lequel Rembrandt lance une flambée de soleil ou fait filtrer un rayon perdu. — Enfin, outre leur degré de lumière, les tons, selon qu'ils sont ou non complémentaires l'un de l'autre (1), ont leurs dis-

(i) Che\Teul, Traité du contraste des emleurs.

XE HEGHÉ IK CONTEBŒHCE JOB EFFETS. 391

MmaDces et learB coneonancef^ : ik {^'appeUent ipu ^exeiaeni : l'orangt:, k Tiolet, le rouirti, k vert €t tous ieB autres, simples ou mélangés, foriB^nt ainsi par leur proximité, ccmnne les ijoieç musieakss par leur succession, une harmonie pleine et forte, ou âpre el rude, ou douce et molle. ConsideT-ez au Louvre, dans VEstker de Véronèse, la charmante suite des jaunes quû Tagoement pâlis, ioiu^^s, ardentes, rouvris, verdif., leinté^ d'améthyste el toujours tempérés et reliés, se fondent les un- dans les autres. d**puis la jonquille paie et 1b }»aihe iuisaiile jusaua la ieuille morte et la topaze h'-ùî^^': nu, Gaii> la Sailli^ Famille du Gn^r^ioue , le- jtiii-saul*^ r^♦ll:Jeur^ nui, d*^i»iî'- It- ï».hi'^'i'v. 7i"*-^fi>,*- rini'e de la dra}>erie, v(»ut se u:\ersiiiant et s'éclaircis-

ScMTit. s** tachent l ocr*.- sur ie^ chairs solides, palpitent et fia::':*oi»*uî dans le^ iuier^uces de>

doicrts, s'eiaieiiî en se hr^iizaiit sur une poitrine TÎriit, et. tour a tour inii»re.£mées d'onjl»re et de lunner*". ni*^!i*MJl a \h liij sur un visa^*^ déjeune fil»':' un erîîu\e dt- s ►ieii couchant: voiif (•om|ir^nti!*^'Z Ib j»u!-san'je expressive d un éi'^ment pareil. — I! est aiîi fi-ures ce que Tac^.om î» •.i'^n»*ui-'n* ♦'^t ai '-ij':::; Men mieux, pariois il efit le chant cioîi* l^^c î^z'v*^ ne »uii. .j..- I accomjiainjement : c a'"*.— « ur^ ii est devenu prinr:jj:u. /-'.c. n:»* -îi 'v;o"-r- '^•^i: a'/'*esfcuire, princt-

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