‹ Philosophie de l'économie politique [microform]Chapitre 2 sur 92 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

rence, abaissant de plus en plus le prix de revient et d’achat des choses, renverseront une à une toutes les barrières qui séparent les nations, briseront tous les obstacles qui s’opposent à la prospérité universelle.

Tous ces préceptes, M. Hamélius les admet à la lettre ; mais il s’occupe aussi peu de Hobbes que de Pufiéndorf, jugeant quhls ont écrit pour les circonstances et les hommes de leur temps ; les philosophes et amis de la nature ne lui donnent pas plus de soucis que les fisiocritici et leur président de Sienne, qui lui sont inconnus. Il observe les faits et les hommes de notre temps, étudie les efiets qui dérivent des uns, examine les résultats des actes des autres, et, au lieu de se traîner sur les idées philosophiques des siècles passés, il recherche les principes et dégage la philo^phie tels qu’ils se manifestent dans les faits, les hommes et les doctrines du moment. Il remonte jusqu’à l’être de fait et l’être de raison, définit les notions métaphysiques de l’espace et du temps, trace le caractère et le rôle des instincts et de la liberté humaine. Son livre est une synthèse vivante de notre état économique et social. Cet état est-il bon ? est-il mauvais ? Ges questions lui sont indifférentes. Il est nécessairement tel qu’il est, cela lui suffit. Une chose, un fait, inévitables, nécessaires, cessent d’être bons ou mauvais. 11 est pour le libre-

i. VIII ÉCONOMIE POLITIOUE

rJ

I éc [lange, mais il admet aussi la protection, puisque

j tous deux subsistent. 11 signale toutes les formes

5 de progrès, recherche toutes les causes de puis-

|| saice et de richesse, mais il montre aussi leur

parallélisme constant avec toutes les causes de J ruine et de misère et — il conclut presque en

■; chacun de ses chapitres comme Hobbes : il n’y a

qu’un droit, celui de la force. La vie économique ■ de? peuples et des États, c'est la lutte de tous contre

|î tous. Depuis le moindre échange jusqu’à la con-

• quête et la soumission des peuples ; en toutes choses

c’est le plus fort qui triomphe : salaires, béné- I fices, revenus, rentes^ monopoles, crises, guerres.

Li lutte pour la vie est la loi de l’existence des I' peuples : tant que l’effet utile dépasse l’effet nui-

î sible elle s’appelle progrès, du moment où l’effet

nuisible dépasse l’effet utile, elle se traduit par j pauvreté, misère, décrépitude, déchéance des

j familles, des races, des peuples.

J « 1/homme est un, et son instinct est inhérent à

^ so 1 organisme comme la pesanteur est le propre

i de? corps. Pour que la raison agisse, il faut le

I vouloir. Jetez une pierre en l’air, vous lui commu-

j ni([uez une force accidentelle qui empêchera au

j premier abord la pesanteur de produire son effet ;

I nie is peu à peu la force accidentelle imprimée à

la pierre se perd; la pesanteur agit librement, et la

II pii rre retombe. Ainsi, la volonté ayant cessé de

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