LA RICHESSE ET L ECHANGE
plus variées ; de plus, il sera tenté de le faiie, car l’action des hommes et des choses à New-York ou à Paris lui donnera des besoins qu’il ignorait, qu il
n’avait pas auparavant.
La richesse prise dans son acception la plus étendue suppose donc la puissance, la possibilité, l instinct et la volonté de l’échange.
Souvent il ne suffit pas qu’un individu, une nation
aient la puissance et la possibilité d échanger, ii faut encore qu’ils en aient la volonté et l instinct, qu’ils éprouvent le besoin de posséder d’autres
richesses.
Prenez un habitant de la campagne, un petit fermier, un journalier, un pâtre. Donnez-lui ce qu’il lui faut pour se nourrir, se vêtir, s’abriter ; ajoutez-y deux ou trois petites choses d’agrément, il n’en demandera pas davantage. Une quantité limitée de richesses peu variées lui suffit ; s’il en acquiert au delà, il les laissera sans usage, parce qu’il n’a ni l’instinct ni la possibilité de les échanger contre des choses dont il ne sent pas 1 utilité.
L’échange se développe avec les besoins de fhomme ; il est toujours plus considérable dans un centre civilisé que dans une contrée pauvie.
Tout ce qui développe l'échange, augmente la richesse ; tout ce qui empêche l'échange, diminue
la richesse.
lia richesse varie donc : i
Avec la puissance d échange^ la production^ les industries, les arts, les capitaux, les produits, la division du travail, les machines, l’instruction, j
les habitudes, etc., etc.; ^
5“ Avec la possibilité de V échange, la circulation, le commerce, les moyens auxiliaires de l’homme: voiîs de communication, moyens de transport; la mo maie, le crédit, les banques, les systèmes douante *s, etc., etc.;
3' Avec Hnstinct et la volonté de V échange, la répirtition, la consommation ; avec les besoins des
hommes, le luxe, etc.
( omme on voit, ce chapitre aurait pu servir de préimbule à l’étude des questions économiques, car il en donne une division fort simple.