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CHAPITRE XXIX

LA VALEUR ET L ECHANGE

L’échange est la véritable manifestation de l’instinct

d’association en sociabilité de l’homme ; il est la conséquence nécessaire de la division du travail. Pas plus que l’association ou la division du travail, l’échange n’est libre; il peut être libre dans certains cas pour un homme ; mais, en règle générale, il est forcé.

V échange se fait toujours de capital ou produit à capital ou produit; car, échanger un travail contre un capital veut dire céder les effets utiles de ce travail, accumulés sur une chose (matérielle, morale), contre un autre capital (chose quelconque ou monnaie).

La valeur d’une chose est l’équation qui s’établit au moment de l’échange entre cette chose et une autre chose.

La valeur d’une chose n’a rien de réel ni de fixe ;

c’est la moyenne de deux opinions dilTérentes qu’on se fait, à un moment donné, de cette chose, en comparaison avec une autre chose.

Il faut au înoins deux hommes et deux choses pour fixer cette qualité relative dune chose d avoir de la valeur.

Et cette valeur dépend donc de l’opinion la plus inlluente, c’est-à-dire de Eopinion du plus fort.

Ainsi, il ne faut pas nécessairement que les avantages retirés, de part et d’autre, d’un échange soient -égaux. En tout cas, il est impossible de le savoir, car il n’y a pas de moyen pour déterminer les avantages, la valeur à venir de deux choses échangées. La force aveugle des instincts et des choses règle l’échange et donne à toute chose son pouvoir déchange.

La valeur d’une chose est la détermination, à un moment donné et dans un certain lieu, du pouvoir d’échange de cette chose.

.La valeur est la qualité des choses de pouvoir satisfaire les besoins de ceux qui dont pas ces choses et se manifeste dans l'échange.

L'utilité est la qualité des choses de pouvoir satisfaire les besoins de ceux qui ont ces choses, en dehors de l' échange et sans considération des autres hommes.

Il suit de là que tout ce qui a de la valeur a de

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l’utilité; mais une chose peut être utile à un seul homme, à l’exclusion de tous les autres; il s’ensuit que telles choses qui ont de l'utilité dont pas forcément de la valeur.

Le débouché est l’ensemble des movens dont l’homme dispose pour faire l’échange.

Nous avons dit qu’une industrie est le débouché de toutes les autres; nous pouvons rendre la définition complète en disant que toute production, toute circulation et toute consommation sont des débouchés pour toutes les productions.

La valeur d’une chose dépend de l'étendue du débouché que cette chose fournit à toutes les autres*

Un objet aura d’autant plus de valeur. qu’il sera plus utile, plus rare et que les autres produits contre lesquels il peut être échangé seront plus abondants et plus variés.

Une conséquence de ce principe est que toute industrie florissante (manufacturière, agricole, etc.,) conduit au luxe.

Quand 1 industriel, ou le commerçant, aura acquis tous les produits dont il a besoin, il prendra, en échange de ses propres produits, tous les objets qui ont de la valeur mais qui n’ont souvent qu’une utilité secondaire (dont la consommation sera peu ou non productive).

Il y a lieu de distinguer entre l’échange fait par

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