‹ Philosophie de l'effortChapitre 22 sur 51 · FINALISME · texte numérisé non relu

FINALISME

Prélendre développer ici cette grosse question de la linalité, ce serait introduire dans ces Essais une partie composante ou une digression, dont l'étendue dépasserait celle du corps principal.

On sait ce qu'il faut entendre sous ce terme très impropre de causes Jînales. S'il n'y a pas de causes finales, c'est-à-dire vme force créatrice et directrice se conformant à un plan, agissant en vue d'une /?n, l'univers n'est qu'un mécanisme aveugle et brutal, dans lequel le hasard joue un rôle prédominant, et oîi, selon les termes empruntés à Haeckel, «les dispositions conformes à une fin peuvent être produites d'un manière toute mécanique, sans cause agissant en vue d'une fin'». Si au contraire il y a des causes finales, il existe dans la nature une tendance intelligente, une direction rationnelle qui domine la formation des organismes, et leur imprime une orientation capable de produire des résultats fonctionnels prévus et désirés. Dans le premier cas, l'existence d'un directeur, d'un ordonnateur est un parfait liorsd'œuvre. Dans le second l'ordre et la direction sont le fait d'une raison et d'une volonté suprêmes qui agissent efficacement.

L'école athée supprime les causes finales, cela va de soi. Mais il est à mon sens plus juste de dire qu'elle les nie, sans parvenir à les supprimer. C'est en vain, à mon sens encore, et au sens de bien des naturalistes et des philosophes, que pour cela le monisme fait appel à la doctrine de

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