I. Hœcliel, Les Énhjines de l'Univers, p. 3o
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la sélection nalurollc dans loiite sa rigueur, et en lui prêtant |ilns (le n'alité absolue et exclusive que ne l'a fait Darwin lui inénic. Pour la majorité des naturalistes actuels, la théorie darwinieinic est loin d'être la représentation adéquate du dynamisme qui réalise l'évolution du monde organisé. La sélection naturelle n'est que le mécanisme et même (pi'unc partie restreinte et limitée du mécanisme destiné à produire les transmutations des formes vivantes. Mais elle n'en représente pas le d) nanisme. Le mécanisme, c'estàdire la suite d'actions et de réactions qui modifient les formes, doit être bien distinguée du dynamisme, c'est-à-dire de la force ou des forces qui mettent en mouvement la machine, le mécanisme. Cette force, n'est ni l'hérédité, ni l'adaptation, ni même la variation, qui ne sont que des conditions, très importantes, il est vrai, de la possibilité des transformations. Ces processus naturels sont les serviteurs d'une force plus haute qui est l'instigateur suprême, le moteur intelligent et volontaire qui les emploie en vue d'une fm prévue et précisée, en vue de la réalisation d'un fait ultérieur, d'un fait futur dont l'utilité fonctionnelle est incontestable.
Non, on n'est pas parvenu, quoi qu'en dise Haeckel a expliquer (c comment des dispositions conformes à une fin peuvent être produites d'une manière toute mécanique sans cause agissant en vue d'une Jin ». Non, « Y autof or mat ion fonctionnelle de la structure conforme à une fm » n'explique pas mécaniquement d\me manière satisfaisante les dispositions les plus subtiles et les plus cachées des êtres organisés. J'ai assez observé, assez cherché et assez réfléchi sur cette question pour avoir le droit d'avoir une opinion ; et je maintiens fermement mon jugement à cet égard.
On peut mettre la sélection naturelle au défi d'explicjuer uniquement par le mécanisme, en dehors de toute direction finaliste et par « l'autoforination fonctionnelle de la structure » la plupart, sinon toutes les dispositions anatomiques '.
I. Je suis tieureux do trouver une afllrmation semblajjlc à la mienne dans le discours que M. Cli. Sedgwick-Minot, l'un des naturalistes pliilosopties les plus éminents, a prononcé en juin 1902 à Pittsbourg, comme président du Congrès de l'Association américaine pour l'avancement des