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Cette conriiision est réellement nue ('normit(', ri In seule qiroii puisse tirer l(''L;ilimemeiil du l'ail de la yieiKniilIc, c'est (jiie riiuoiiseieiit ou sid^coiiseienl a existé trahord aussi bien dans la moelle que dans le cerveau, tant que ce deinier organe a conservé un faible développen)ent el une organisalion inférieure, et qu'à mesure que le cerveau s'est élevé la conscience lucide s'est développée, et s'est substituée au sidjconscicnt dans le cerveau, tandis que la moelle conliiuiait à l'aire partie du domaine du subconscient. I\ien ne déimiiilre certes (|ue la moelle des vertébrés supérieurs n'est pas comme celle des ampliibiens le siège d'une subconscience. Les réflexes que Minot lui attribue à l'exclusion de toute action consciente, sont aussi en réalité des phénomènes de conscience, mais de conscience organique, de conscience biologique. L'erreur de iNIinot provient de ce qu'il ne s'est pas fait du domaine de la conscience une idée sullisammeni claire et conq)lète. Il y a dans la moelle des vertébrés supérieurs une subconscience, une conscience organique et biologique ; et si les expériences et les vivisections ne semblent pas en déceler la présence aussi clairement que chez les ampliibiens, on ne saurait tirer une conclusion négative de son existence. La suppression du cerveau, organe très important, et dominateur chez les vertébrés supérieurs, a sur la moelle mie influence perturbatrice autrement grande que chez les vertébrés inférieurs. Elle est donc de nature à altérer les manifestations de cet organe et à en masquer les virtualités.
Prétendre que la conscience a précédé les réflexes et les instincts, me paraît tout à fait en contradiction avec tout ce ([ue nous enseigne l'évolution du règne animé, si toutefois on entend par conscience, la conscience lucide et clairvoyante se connaissant elle-même.
Les réflexes et les instincts qui appartiennent à la conscience obscure ou subconscience existent chez les végétaux ; et l'on ne saurait penser, pour ces représentants d'un degré inférieur de l'évolution, à une conscience ayant précédé les réflexes et les instincts et ayant été remplacée par ceux-ci dans l'évolution du règne végétal.
Vax outre, l'examen de l'embryun de Ifiilant el des
2f)8 IMIII/)SOI IIIE DE l'kIFORT
niiiiiiaiix lunis nioiitic l-ellc le ronsrieiil ouvrant les premiers horizons de la vie animale el |)r(''si(lant anx premiers acles (lu développement psychique cl physi((lot;if|ue ? Je crois qu'il serait malaisé de le soutenii\ Il laiidrail pourtant qu'il en fût ainsi en vertu de la loi du parallélisme de Tontogénie et de la phylogénie, |)arallélisme réel dans ses grandes lignes, malgré les réserves qu'il laut savoir y apporter dans une application tro|) rigoureuse et liop particulière. Les actes des emhryons a[)parti('nnent cerlainement à la conscience biologique et sont comme tels des réllexes ou des instincts. Ce n'est que plus lard, souvent bien a[)rès la naissance, que se révèle })etil à })etit le rôle et riniluence d'une conscience lucide.
L'évolution phylogénétiquc du système nerveux, dont on ne saurait méconnaître la connexion étroite avec le développement de la conscience, nous permet les mêmes constatations et nous impose les mêmes conclusions.
Chez les animaux inférieurs, le système nerveux n'existe pas comme partie diflerenciée ; mais il n'est pas permis de douter qu'il est représenté même dans les organismes monocellulaire, et dans les cellules composantes même des autres organismes par quelques parties, c[uelques éléments du protoplasma plus sensibles que les autres et plus susceptibles de propager des mouvements dans le sein de la cellule.
\ a-t-il là conscience lucide? Non; mais de simples réllexes et des instincts, cpii sont aussi du domaine de la conscience, mais de la conscience biologique; car ils résultent aussi d'une synthèse d'impressions, d'appétences et d'appétitions, de souvenirs et d'actions, qui constituent une unité interne et fondamentale, une sorte d'individualité psychique se mouvant dans vme obscurité relative.
Plus tard survient la différenciation du système nerveux, mais avec quelle série graduée de perfectionnements successifs, qui correspondent à une ascension progressive aussi de la conscience biologique el de la subconscience vers la conscience lucide ! Et dans celte ascension se passent divers phénomènes qui méritent d'être notés. A côté, en effet, de la conscience lucide naissante subsistent des processus très