‹ Philosophie de l'expérience [microform]Chapitre 30 sur 58 · W. Jamf.s. The Principles of Psychology, vol. I, Ch. vi · texte numérisé non relu

W. Jamf.s. The Principles of Psychology, vol. I, Ch. vi

LA COMPOSITION DES CONSCIENCES

devant la liberté sans scrupules avec laquelle les idéalistes panthéistes ou monistes sautaient pardessus les barrières logiques établies longtemps avant moi par Lotze et par d'autres penseurs dont je n'avais guère fait que citer les arguments, — devant une telle liberté, je n'étais pas médiocrement surpris : elle me faisait envie, je dois l'avouer, autant qu'elle m'indignait.

Cette liberté me faisait envie, parce qu'au fond de mon cœur, pour des raisons que je développerai plus tard, j'en éprouvais moi-même le besoin ; et elle m'indignait, parce que mes amis, les partisans de l'absolu, me semblaient s'arroger, par un véritable larcin, le privilège de souffler le chaud et le froid. Pour établir leur absolu, ils adoptaient une logique intellectualiste dont ils faisaient fi lorsqu'on l'invoquait contre lui. 11 me semblait qu'ils auraient au moins dû mentionner les objections qui m'avaient si complètement arrêté. Je m'étais incliné devant ces objections par un pur scrupule de logique, malgré ma volonté de croire. Eux, ils les avaient tout bonnement passées sous silence, alors qu'ils faisaient profession de n'avoir que mépris pour la volonté de croire, et de suivre une logique exclusivement rationnelle. Procédé commode, mais qu'on ne peut guère qualifier de loyal: Fechner, lui, ne manquait certes pas de loyauté, car il n'avait jamais songé à ces objections ; mais les écrivains postérieurs, comnae

'&IA&&kf^.

Page 1