‹ Philosophie de l'histoire de l'humanité (volume 2)Chapitre 107 sur 132 · CHAUDE DU GLOBE · texte numérisé non relu

CHAUDE DU GLOBE

Rien de plus difficile que de rapporter à quelques traits généraux des peuples aussi dispersés dans les lies de Tocéan. Et d'abord très éloignés les uns des autres, descendus de races différentes plus ou moins éloignées, établis dans des temps plus ou moins rapprochés, ils forment, pour ainsi dire, chacun un monde à part : sous le rapport ethnographique, ils présentent à Tesprit un aspect aussi varié que leur position géographique à Tœil de l'observateur. Cependant là encore, la nature dans son organisation est restée fidèle à ses traits principaux.

1. Dans la plupart des îles asiatiques on retrouve une espèce de race nègre qui semble être la population primitive. Ces hommes, sont, suivant le degré de la température, de couleur plus ou moins foncée, avec une chevelure crépue et laineuse : çà et là on retrouve la lèvre épatée, le nez aplati, les dents blanches et proéminentes, et, ce qui est remarquable, avec ces signes, on retrouve le tempérament du nègre. — La force rude et saine, Fesprit insouciant, la joie expansive que nous avons

Signalés chez les nègres du continent se retrouvent chez les négrillons des îles : modifiés toujours par le climat et le genre de vie. Beaucoup de ces peuples sont encore au dernier échelon du développement parce qu'ils ont été refoulés dans les montagnes par de nouveaux arrivants qui ont occupé les côtes et les plaines : c'est pour cela aussi que l'on possède peu de renseignements exacts sur eux.

Et maintenant d'où provient cette ressemblance avec la constitution nègre dans des îles aussi éloignées? Ce n'est certainement pas que dans des temps reculés les nègres y auraient établi des colonies; non, c'est parce que la nature travaille partout de la même manière. Là aussi c'est le plus chaud climat, mais tempéré par le vent de mer; pourquoi donc n'y aurait-il pas de négrillons des îles comme il y a des nègres du continent ; et comme premiers habitants de ce climat ils doivent Bvmr conservé le eachiet le plus marqué de ta main créatrice. A oelte race appartiennent les Igolotia des Philippines et d'autres noirs semblaUes dans la plupart des (tes ; tes sauvages aussi, que Doinpier a rencontrés sur la cote de la NouveU^Hmllande et qu'il décrit comme un des peuples la& fim sialheur reux/e'e^ la classe ia£érieure de cette race sui* une de» i)«iriies lea plus dfebéritées du globe.

i. Plus tard, se sont étaËiia dao^s ees eoûttrées é'avlrea fmr plfifi, ch^ qui i'inâuence de ces climats eommenee à ^ca!^ moins sensible. Â cette classe appartiennent , suivaat Forsstery les Badscbous de Borniéo , les Alfufaris de cptelf uee Mohiques, les Sttbados de Miadanao » les habitants de& Gaircdkiei8> el des ites plus méridionales de l'océaa Pacifique. Ilis; se iressembleat tous beaucoup par le langage, la couleur, Kaspact ^térieur,, et les mœurs : leur chevelure est longue et deeiie«, et aous savons, par tes nouvelles reiations , k quel degré de sédaiflante beavié parviennent les habitants d'Otahiti et de q^etqnea îles voisâno».

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