‹ Philosophie de l'histoire de l'humanité (volume 2)Chapitre 109 sur 132 · ORGANISATION DES AMÉRICAINS · texte numérisé non relu

ORGANISATION DES AMÉRICAINS

On sait que l'Amérique s'étend sous tous les climats et qu'elle réunit non seulement tous les degrés de température mais qu'on y trouve encore les changements les plus rapides du temps, et qu'elle présente les montagnes les plus hautes et les plus escarpées au milieu des plaines les plus étendues et les plus unies. On sait aussi, que cette partie du monde possède de grandes baies à droite, et une immense chaîne de montagnes qui court du sud au nord et qui rend le climat de cette contrée aussi bien que les êtres organisés tout différents de ceux de nos contrées. Tout cela attire notre attention sur l'espèce humaine dans ces pays, comme à la naissance d'un nouvel hémisphère opposé.

D'un autre côté, et la position même de cette contrée si éloignée, si profondément séparée de l'Ancien Monde , l'indique assez, l'Amérique n'a pu recevoir des colons en aussi grand nombre des divers côtés. De l'Afrique, de l'Europe, de l'Asie méridionale elle est séparée par des mers sans limites et par les tempêtes. Un seul débouché ouvre une communication facile au nord-ouest. L'attente première d'une grande variété

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