‹ Philosophie de l'histoire de l'humanité (volume 2)Chapitre 34 sur 132 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L HOttMi KSt LB GEHTRfi BC hk CRÉATION ET LfiS* AMMAUX S&

GROOTEin' AUTOUR M LUI.

1. — Lorsque Linnée comptait 230 espèces d'animaux vivipares, dans le nombre desquels il comprenait ceux qui sont aquatiques, il distinguait 946 espèces d*oiseaux, 292 d'amphibies, 404 de poissons, 3,060 d'insectes et 1,208 de vers. C'étaient donc les mammifères qui étaient les moins nombreux et immédiatement après eux venaient les amphibies qui leur ressemblent le plus. Dans l'air, dans l'eau, dans les marais, dans les sables, les genres et les espèces se multiplient et je crois que plus nous étendrons nos découvertes, plus nous les verrons se multiplier dans une égale proportion ; car après la mort de Linnée, les vivipares furent portés à 480, BuflFon compta 2,000 oiseaux, et Forster à lui seul, pendant un court séjour qu'il fit dans quelques-unes des iles de la mer du Sud, en découvrit 109 espèces, sans trouver une seule espèce nouvelle de quadrupèdes. Que cette proportion subsiste toujours et qu'on en vienne à découvrir plus d'insectes, d'oiseaux et de reptiles que d'espèces entièrement nouvelles de quadrupèdes,

lûw qu^ \^ contrées encora ignorée^ 4^ rA,friqu9 an ren* ferment s^u^ dpute encore et n^uA pqurrpas, i^lçm ^Mte pr^l)at)ilité« ç^^mettre la vérité d^ ce principe : 9^ h^ çl(m^ 4fis créçfures $'4ten4ent à me&ire qu'^lks s'éMgwnt plm 4^ l'homme et (fi^e, plus elles s^ rappro^etU 4^ lui, pins k mmàr^ de ces espèces d'animaux qu'on appelle les plus parfaits , va en dim--

nuaut.

%, — Maintenant il est incontestable qu*au milieu de c^te immense variété de la création animée, on voit dominer i^Qe certaine uniformité d'organisation, une ^orte de coin-type qui se modifie h Tinfini. On reconnati de suite la grande ressemblance qui existe d£ins la charpente osseuse de tous les animani; terrestres. La tête, le tronc, les mains et les pieds, voilii les parties principales cbez eux tous ; les membres les plus iqaportants mêmes dérivent d'un prototype unique qui également varie sans fln. La vérité de cette proposition ressort bien plus clairement encore k Texamen de la structure interne des animaux, car plusieurs de ces formes qui, à Textérieur, n'avaient avec le type de l'homme qu'une grossière ressemblance, ont, à l'extérieur, avec les siennes une frappante analogie. Les amphibies s'éloignent déj^ davantage de ce modèle, moins pourtant que les oiseaux, les poissons, les insectes et les animaux aquatiques qui finisseni, par degrés, par se perdre dans les créations du monde végétal ou fossile. Plus loin ne peuvent pas pénétrer i^QS regards; rien cependant, pas même ces transitions, ne peut nous empêcher de conjecturer qu'un type unique, quoique moins fini et moins distinct, a présida ^ l'organisation des productions de la mer^ des plantes et des objets inanimés. Pour l'Être éternel qui embrasse tout d'nn seul coup d'œil, peut-être que la forme d'une parcelle de glace, telle qu'elle est engendré^y ainsi que le flocgn de neige qu'elle produit è son tour, offrent quelqu'analogie avec l'embryon dans le sein ^ sa mère.

Nous pouvons donc accepter cette seconde proposition : plus les créatures se rapprochent de Vhomme, plus grand est leur ressemblance avec lui dans leur forme générale; et la nature, au milieu de cette innombrable diversité qu'elle affectionne^ semble avoir organisé tous les êtres vivants de notre terre d'après un type unique.

3. — Il en résulte ainsi que ce type devant toujours varier suivant la race, l'espèce, la destination et les éléments, un exemplaire en explique un autre. Telle partie qui n'est qu'accessoire chez un animal, devient fondamentale chez un autre, soit que la nature l'ait mise en lumière, soit qu'elle la développe ou que, toujours avec une inaltérable harmonie, elle y fasse concourir les autres parties. Ailleurs prédominent ces parties dépendantes et tous les êtres de la création organique apparaissent ainsi comme disjecti membra poetœ. Celui qui veut les étudier, doit les étudier l'un dans l'autre et si une partie semble cachée ou négligée, il doit recourir à une créature chez laquelle cette partie est achevée et distinctement exposée. Tous les phénomènes qui découlent de la divergence des êtres, viennent à l'appui de cette proposition.

4. — En résumé, l'homme semble être, au milieu de tous les animaux terrestres, la créature la plus parfaite qui, pour autant que l'individualité de sa destinée le lui permette, concentre en elle le plus grand nombre des rayons les plus beaux, empruntés aux formes les plus pures qui se rapprochent davantage d'elle. Toutes les qualités, néanmoins, il ne pouvait pas les rassembler en lui au même degré, et ainsi il dut se résoudre à voir tel animal le surpasser par la finesse d'un sens particulier, tel autre par sa force musculaire, un troisième par l'élasticité de ses fibres, mais il réunit en lui tout ce qui pouvait l'être. Il a les membres, les instincts, les sens, les facultés et les industries qui sont le partage de tous les quadrupèdes et

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