‹ Philosophie de l'histoire de l'humanité (volume 2)Chapitre 37 sur 132 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

EXAMEN COMPAtUTiF ht, LA STRUCtllRÉ BÊS PLANTES ET DE CELLE DES ANIMAUX DANS LEURS RAPPORTS AVEC l'oRGANI-

SATION DE l'homme.

Ge ^i éisliHgue tout d*abord un animal à nos yeux, c*est te bouebe. La platft^, si j*o^ me ^rvir de cette expression, i^est qtie bouche; elle suôe par ses racines, par ses feoi>lles et par ses pores et, semblable à Fenfant qui vient de naître, elle repose Bur les genoux de sa mère, elle est attachée h son sein. Dès que la créature a pris la forme animale, c*est la bouche qu*en premier lieu, on remarque en elle, même avant de distinguer une tèle. Les bras du polype soivt des boucties ; dans les vers, où les parties internes sont peu distinctes, un canal de nutri^ tion existe positivement; et dans nombre d'animaux à coquille, Touverture de ce canal est située à l'extrémité inférieure comme si c'était une racine de la créature. Ainsi la nature commence d^bord par former ce canal chez tes êtres animés et elle le maintient chez ceux dont Torganisation est la plus parfaite. A fétat de larve, les iftae(fl;es ne sont presque que bouche, estenoiac et ititèlStihs ; tl le même phénomène se produit aussi dans

la partie horizontale du corps des amphibies, des poissons, des oiseaux et des animaux terrestres. A mesure cependant que l'on s'élève, les parties se compliquent, l'ouverture se rétrécit et l'estomac et les intestins vont prendre une place plus profonde. Enfin, dans la position verticale de l'homme, la bouche qui, chez les animaux constitue toujours la partie la plus avancée de la tête, s'abrite sous la saillie du front. Les parties les plus nobles garnissent la poitrine et les organes de la nutrition ont leur siège dans les régions basses. La plus noble des créatures, la créature souveraine ne doit pas être l'esclave de son ventre qui exerce un si grand empire sur ses frères de condition inférieure, tant au point de vue de la configuration externe, qu'au point de vue des fonctions vitales.

La nutrition est donc la première loi fondamentale qui dirige l'instinct d'une créature vivante et à cette loi sont soumis également les animaux et les plantes, car les» parties de leur être qui absorbent la nourriture et la préparent, distillent des sucs et ressemblent par leur structure aux appareils de la végétation. La différence consiste seulement dans une organisation plus ou moins parfaite : plus elle est élevée, plus la liqueur qu'à l'aide de l'épuration, de la combinaison et de l'élaboration des sucs vitaux, elle concourt à former, sera pure et ira humecter des parties plus nobles. Orgueilleux mortel, jette un regard sur les premiers besoins des créatures qui l'environnent; ces besoins sont les mêmes pour toi et, comme tes frères de races inférieures, tu es un canal de nutrition !

Bien plus nobles qu'eux toutefois nous a fait la nature : les dents qui, chez les insectes et les autres animaux doivent remplir la place des mains pour saisir leurs proies et pour les déchirer; les mâchoires qui, chez les poissons et les carnassiers ont une force remarquable, quel rang modeste n'occupentelles pas chez l'homme et combien minime n'est pas leur

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