‹ Philosophie de l'histoire de l'humanité (volume 2)Chapitre 70 sur 132 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

l'homme est organisé pour des instincts plus purs que ceux des animaux et par conséquent pour la liberté .

On ne cesse de dire que l'homme n'a pas d'instinct et que c'est cette absence d'instinct qui constitue le caractère distinctif de l'espèce. Mais il a tous les instincts des animaux qui l'entourent; seulement il les a, suivant son organisation propre et adoucis dans des proportions plus délicates.

On croit que l'enfant, dans le sein de la mère, traverse tous les états qui appartiennent à une créature de la terre. Il nage dans l'eau ; il repose, la bouche ouverte ; ses mâchoires sont déjà fortes, que ses lèvres ne sont pas encore formées. A peine est-il venu au monde qu'il aspire l'air et que son premier acte est de se mettre à sucer, sans que personne lui ait appris la manière de le faire. Tout le travail de la nutrition et de la digestion, de la faim et de la soif, s'accomplit instinctivement ou par suite de quelque impulsion plus obscure encore. Les pouvoirs musculaires et générateurs tendent aussi à se développer ; et si, par TefTet de la passion ou de la maladie, un homme vient à

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