CHAPITRE VII
l'homme est formé pour l'espérance de l'immortalité.
Qu'on ne s'attende pas à trouver ici une preuve de l'immortalité de l'âme, fondée sur la simplicité, l'unité de sa nature, sur sa spiritualité, etc. La physique ne sait rien de cette simplicité et serait plutôt disposée à la combattre, puisque nous ne connaissons l'âme que par ses opérations qui semblent naître d'une multitude d'objets et de perceptions aussi compliquées que l'organisme même dans lequel elle réside. L'idée la plus simple est le résultat d'une foule innombrable de perceptions et le chef de notre corps opère sur la troupe nombreuse des facultés secondaires, comme s'il était partout présent en chacune d'elles.
Le système philosophique des germes, professé par Bonnet ne peut pas non plus nous servir de guide; car cette théorie est, par rapport au passage à une existence nouvelle, en partie non démontrée, en partie non applicable au sujet que je traite. Personne, jusqu'à présent, n'a découvert dans le cerveau un cerveau spirituel, renfermant le germe d'une nouvelle existence et la structure de cet organe ne permet pas de donner la moindre créance à cette hypothèse. Le cerveau de l'homme mort reste ici