LIVRE XIX. — CHAPITRE II
mérite d'éloges que parce qu'elle a sauvé du naufrage les débris de la littérature de l'antiquité.
Ce n'est pas sans regrets que j'ai apporté tant de restrictions aux éloges dus au moyen âge. Je sens toute l'importance qu'ont encore pour nous beaucoup des établissements de la hiérarchie;, je me rends compte de la nécessité qui les fit naître et je m'égare volontiers dans la mystérieuse profondeur de ces monuments et de ces institutions gothiques. Comme un de ces grossiers navires que nous dépeignent les anciennes traditions, fait pour résister à la tourmente des barbares, ils n'auraient pu être remplacés par rien, et ils témoignent autant de la force que de la prévoyance de ceux qui leur confièrent les trésors du genre humain. Seulement il serait difficile de trouver en eux ime valeur permanente, la môme pour tous les temps et tous les lieux. Quand le fruit est mûr, l'écorce éclate.