‹ Philosophie de l'histoire de l'humanitéChapitre 186 sur 208 · LIVRE XX. — GHAPITRE II. 3j · texte numérisé non relu

LIVRE XX. — GHAPITRE II. 3j

Ce fut donc ea Espagne, où les (xoths et les Arabes vécurent des siècles côte à côte, que cet esprit chevaleresque plus courtois se montra d'abord parmi les chrétiens. Ici apparaissent non-seulement les plus anciens ordres du christianisme qui furent institués, ou pour conibaUve les Maures, ou pour conduire les pèlerins à Compostelle, ou bien encore dans un but de plaisir et d'agrément ; ici encore Tesprit chevaleresque s'allie si fortement au caractère espagnol, que les chevaliers errants et les servants d'amour, selon le type idéal de l'Arabie, ne furent pas des êtres imaginaires. Le conte ou plutôt le poème historique consacré aux aventures chevaleresques et amoureuses, peut-être aussi les plus anciens romans, Amadis^ par exemple, est une création de leur langue et de leur manière de penser, dans laquelle Cervantes puisa plus tard le sujet de son incomparable roman national, Bon Quichotte de la Manche. Mais c'est surtout en Espagne comme en Sicile, les deux contrées que les Arabes ont possédées le plus longtemps, que leur influence s'est surtout montrée sur la poésie lyrique (1).

■ C'est dans cette contrée que Charlemagne conquit sur les Arabes jusqu'à l'Èbre et qu'il peupla de Limousins, c'est-à-dire d'habitants du Midi de la France, que se forma en deçà et au delà des Pyrénées, grâce au temps et au voisinage des Arabes, la première poésie qui se soit exprimée dans les nouvelles langues-mères de l'Europe, la poésie provençale ou languedocienne. Des tensons, des sonnets, des idylles, des pastourelles, des sirventes, des madrigaux, des chansons et d'autres formes lyriques furent inventées pour envelopper d'ingénieuses questions des dialogues, des rêves d'amour, et donnèrent naissance, alors que tout

(I) Voyez Velasquez, Sur la Poésie espagnole, et tous ceux qui ont écrit sur les Provençaux et les Minnesingers.

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en Ëfiarope'se oodâfilail uj^inrlcs i^anaas 6t les asswciBtti»o&, a im BÎnguîîer Inbimtl, la oour d'araoccr {ootéb tà^^amm), dans ^kfcptsii ûes- chefinaMers et 4es idiaiiies, ées rois^et ^ princes létaient jsiges d partksL BevjRBt lai se fe^ma la ^;pâ^^ eî^tto^t, la Bci^nce des Xf&obaiibure, (d'aiund des éélices /(ie la rhanle nûbèesse, ^ qui., ^elnn Je cacaetène euiH^péen, fist néàalLe i diétôt de drverlisasxiBDiide coour ; alors «elle s'afrâôt en tombaiDtt >en(bre im snaJoB tftm Cb^^séfore?, Frmmes «et ;B«;^âf, ites «oiitoars^ les joaMaâifts et les f o^uis des iras.

JD^nB les ftmœôers tQanpfi, ki «poésie {iro^i«e&oBleiMifté»pFégnée d'nme gr✠idbacei, luu!mositeiiBe, «entiaiaaBte, dptk éleimit le «oGBur et rame, purifiait le Mn^^e fBL les anAUEs ; ^1 ^néral, elle fat 3a âouFiae de toute la ^ésie modaiiBe. La langue provençaUe »'<élait seépKDéae «Uns as LHngneâiMc, la i^rovœiiice^ Baftfaoione, l'ATagaa., ¥£de:iifie, Msroie^ Jes/âes MaJoixfQe lel JCinorqi»; ce fiait dans ces 9>ajs^ nâslcliis par les iwises de la mer, «que s'iélevA ie p'onsier soQdBlè mâaii«(^qHe <àe A'am&ar, «aiasi qae son feemicr ai de joie. Les poésies espagnoles, françaises «elitatimuoes saut les fillfis die la poésie ppoKençale ; Pâtararqsie, kksdiraiit à s^n éoole, a riralisé a7«c<elle; inos'miBe sîngeis ne seaA^'isi échD iDiBÉain et afiai^lâ, ^cn^e les |ihis harmaiHfiiMtes nradidaiiûns demotoe iari^iie leor a|]pait.ii^ne9tt isan» •xibi>tredit. L'esprit ehefral^eaqiiie^ «sûrerselLESBent is^paaidu^ ai;mÊi enle^ d'Italâe et de Frmwe quelques-^ixaes de 4xs flenaB pfour les 4rftasp&iéer aa d^ des Alpesu «ea JMptny^*>*>, en àaiimïke^ en T fa agw ge ; <sdki^?ées (Ou redaer^M» |iv qiielfaes enipeimirs «de la BWKKai de liohenâdanttaa at par lïemttDBCi, k ljm(|gnaisœ de TkuaiiK^, c^est à eilsstp» phisieurs priaiffis dOmmmés àm&oA. d'a^okr fm ttBnumÊMft leurs nom à la postérité. Pourtant cet art dégénéra bient6t ât devint en JFranee le triste métier des jû^^sfl^ats «ambulants; en Allemagnei ^c^lui «de» eha&teiifis. ^emiB %^

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