‹ Philosophie de l'histoire de l'humanitéChapitre 36 sur 208 · LIVRE XIV. — CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE XIV. — CHAPITRE VI

Romains détruisirent et furent détruits à leur tour; mais des destructeurs ne sont pas des conservateurs ; ils désolèrent toutes les nations et, lorsqu'enfin ils tombèrent sous les coups de leurs ennemis, la Providence ne fit aucun miracle en leur faveur. Examinons donc ces choses comme d'autres phénomènes naturels, dont nous étudierons les causes et les effets hbrement, sans idée préconçue, sans esprit de système. Les Romains furent tout ce qu'ils étaient capables d'être. Tout ce qui en eux devait périr a disparu; tout ce qui devait être conservé a survécu. Les siècles se déroulent, entraînant avec eux l'enfant des âges, l'humanité aux formes multiples. Tout ce qui pouvait fleurir sur la terre a fleuri, dans sa saison, son climat et son lieu : la fleur desséchée reverdira quand le temps en sera venu. L'œuvre de la Providence poursuit son cours éternel suivant des lois immuables : et nous nous sentons saisis d'une sainte défiance, au moment où nous allons examiner de plus près ses desseins.

'HILOSOPHIE OE l'hISTOIRE, T. III.

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