LIVRE XV
« Ainsi tout est passager dans lliistoire. L'inscription « de son temple est décadence et néant. Nous foulons les « cendres de nos pères, et nous errons parmi les ruines a des empires et des institutions humaines. Semblables à a des ombres, l'Egypte, la Perse, la Grèce, Rome passent « devant nous et disparaissent; comme des ombres, elles a se soulèvent de leurs sépulcres et se dressent dans le a champ de l'histoire. •
« Lorsqu'im corps politique s'est survécu à lui-même, « qui ne souhaite pour lui ime fin tranquille ? Qui ne sent a pas un frisson glacial quand, dans la sphère des êtres « vivants, le hasard l'amène devant le tombeau des em- « pires antiques qui masque aux vivants la lumière du « jour et leur enlève la place qui leur revient ? Et quand « la postérité aura dispersé ces catacombes, combien de « temps se passera-tr-il avant que ses institutions à elle « s'écroulent à leur tour et aillent se perdre dans Tablme « de l'oubU?