LIVRE XVI
. Maintenant que nous approchons des aAciens peuples du Nord, nos ancêtres, ceux qui nous ont légué leurs mœurs et leurs institutions, il est fort inutile, me semblet-il, de proclamer l'excellence de la vérité. A quoi bon, en effet, parler librement des Africains et des Orientaux, si nous devons cacher notre opinion en parlant de ces peuples qui nous tiennent de plus près que tous ceux qui sommeillent dans la poussière de l'oubli par delà les Alpes et le Taurus? L'histoire, exige la vérité, et la philosophie de rhistoiré de l'humanité, l'amour impartial du vrai.
La nature elle-même a séparé cette contrée par une ligne de rochers connus sous les noms de Moustag, d'Altaï, de Kizig-Tag, d'Ourals, de Caucase, de Taurus, d'Hémus; enfin par les monts Erapacks, par les géants des Alpes et par les Pyrénées. Au nord d^ cette ligne, les habitants d'un autre sol, d'un autre climat, devaient nécessairement prendre ime forme, im genre de vie, étrangers aux peuples du Midi , puisque la nature s'est servi des contours des montagnes pour établir sur la terre les différences les